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Des nuits trop longues seraient aussi mauvaises que le manque de sommeil

Des nuits trop longues seraient aussi mauvaises que le manque de sommeil pour le cerveau

Zzzzzzzzzz…Une récente étude américaine a suggéré qu’il existe un lien entre un sommeil excessif et une baisse des performances cognitives, en particulier chez les personnes atteintes de dépression
20 Minutes avec agence

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De quoi éveiller les consciences. Trop dormir serait aussi mauvais que ne pas assez dormir. Ainsi, une nuit d’une durée supérieure à neuf heures a été associée à des risques de déclin cognitif, en particulier chez les personnes dépressives, a montré une étude de chercheurs du Health Science Center de l’université du Texas à San Antonio (États-Unis) publiée le 21 avril dans la revue scientifique Alzheimer’s & Dementia.

Une baisse des performances

Pour identifier cet effet, ces chercheurs ont étudié les données concernant 1.853 personnes âgées de 50 ans en moyenne ne présentant pas de symptômes de démence et n’ayant pas fait d’AVC. À chaque fois, il leur a été demandé la durée moyenne de leur sommeil. En parallèle, leurs fonctions cognitives ont été évaluées par des tests neuropsychologiques et un questionnaire leur a été soumis pour évaluer l’existence de symptômes dépressifs et leur usage d’antidépresseurs.

Ces travaux ont permis d’établir un lien entre une nuit de sommeil de plus de neuf heures en moyenne et une baisse des performances cognitives. Celle-ci a pu être constatée à la fois au niveau des performances cognitives globales et sur certaines performances cognitives spécifiques à une tâche. La baisse était encore plus forte pour les personnes présentant des symptômes dépressifs, qu’elles prennent ou non des antidépresseurs. En revanche, aucune altération des performances globales n’a été observée chez les sujets dormant moins de six heures par nuit.

Le facteur dépression

Reste que les longues nuits de sommeil peuvent constituer des signes d’un état dépressif. « Les personnes dormant longtemps sont plus susceptibles de signaler des symptômes de dépression. Le sommeil peut être un facteur de risque modifiable de déclin cognitif chez les personnes souffrant de dépression », a d’ailleurs indiqué Vanessa Young, coautrice de l’étude. Les résultats de l’étude confirment bien en tout cas le lien entre les performances cognitives d’un individu et son sommeil.

Il n’a cependant pas pu être établi de lien de cause à effet entre cette perte de performance et un sommeil excessif, note New Atlas. Car plusieurs biais, liés notamment à l’auto-déclaration des durées de sommeil, ont pu être introduits dans les données. D’autres études avec une population plus diversifiée et des mesures objectives du sommeil seront nécessaires pour confirmer ces observations.