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C’est quoi Whatnot, cette plateforme de téléshopping qui cartonne ?
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C’est quoi Whatnot, cette plateforme de téléshopping qui cartonne en France ?

Sur cette appli, mélange entre eBay, Twitch et Vinted, on y trouve de tout : des vêtements, des accessoires… et même du papier toilette, le tout vendu aux enchères
Hakima Bounemoura

H. B.

C’est le grand retour du téléachat, version 2.0. Disponible en France depuis 2023, la plateforme de shopping américaine Whatnot fait un carton dans l’Hexagone depuis quelques mois, en réinventant le concept du téléshopping. Sur cette application, mélange entre eBay, Twitch et Vinted, on y trouve de tout : des vêtements, des accessoires, des objets de collection… et même du papier toilette, le tout vendu aux enchères.

Le principe est simple : permettre aux utilisateurs d’acheter ou de vendre leurs produits lors d’enchères vidéo en ligne. Lors de ces « live shopping », un vendeur présente ainsi en direct ses articles, caméra à la main, et répond aux questions des internautes avant d’ouvrir les enchères, ou de vendre ses articles à un prix fixe.

« 400 % de vendeurs en plus »

Un nouveau format de vente « à la fois ludique, interactif et sur mesure » selon la plateforme, qui semble aujourd’hui séduire de plus en plus d’utilisateurs. La croissance de Whatnot atteint en effet des sommets cette année, avec un volume de ventes multiplié par quatre en un an. « Cette croissance se traduit par 400 % de vendeurs en plus et 400 % d’heures de streaming supplémentaires », indique au Parisien Pierre Tettart, directeur général France de Whatnot, qui précise que l’appli prélève une commission de 8 % sur chaque vente.

La plateforme a également annoncé une levée de fonds de 225 millions de dollars, la valorisant ainsi à 11,5 milliards de dollars, soit plus du double de celle affichée en 2024.

Des risques d’addiction

En moyenne, un acheteur sur Whatnot passe entre 65 et 80 minutes par jour à regarder des « live ». Et plus de 200 produits sont vendus chaque minute sur la plateforme. De quoi engendrer des risques d’addiction chez les utilisateurs, dont une grande partie sont des adolescents, déjà amateurs de « live » sur Twitch ou YouTube.

« La plateforme peut déclencher de potentielles addictions à l’achat. Ce sont notamment les enchères, qui créent de l’adrénaline, qui peuvent provoquer tout cela. D’autant que les jeunes n’ont plus la notion d’argent, à force de faire des achats en quelques clics, et encore moins de la valeur environnementale », met en garde sur RMC Médina Koné, professeure de marketing digital spécialisée dans le e-commerce à l’IIM Digital School Paris.

Venue des États-Unis, l’application a déjà conquis six pays européens et ne compte pas s’arrêter là car elle ambitionne de devenir la nouvelle référence du « live shopping » dans le monde.