Moo Deng, le bébé hippopotame star des réseaux sociaux, a soufflé sa première bougie
HAPPY BIRTHDAY•Le zoo de Khao Kheow en Thaïlande a programmé une série d’événements à la gloire de son animal star, comprenant une parade, une table ronde d’influenceurs, une vente aux enchères sans oublier un gâteauH. B. avec AFP
L’événement a été célébré en grande pompe. Le bébé hippopotame pygmée aux millions de vues sur les réseaux sociaux, Moo Deng, a fêté ce jeudi son premier anniversaire dans un zoo de Thaïlande, dont il demeure le premier ambassadeur du « soft power ».
Le zoo de Khao Kheow a programmé une série d’événements à la gloire de son animal star, comprenant une parade, une table ronde d’influenceurs, une vente aux enchères et, évidemment, un gâteau. Un dirigeant d’une marque thaïlandaise de produits cosmétiques a dépensé 100.000 bahts (2.600 euros) pour sponsoriser ce que le mammifère femelle, célèbre pour ses gloutonneries, devrait avaler en deux temps trois mouvements.
La fièvre Moo Deng
Moo Deng a conquis Internet avec ses facéties de diva et ses grimaces mignonnes. Des millions de personnes ont visionné les caprices du bébé hippopotame pygmée, en train de mordre des gardiens, de prendre un bain, ou de se reposer auprès de sa mère.
Le zoo qui l’abrite a indiqué, en septembre, avoir quadruplé en un an le nombre de billets vendus. La fièvre Moo Deng (« porc bondissant » en thaï) s’est aussi déclinée dans une vaste gamme de produits dérivés. Moo Deng s’est aussi prêtée au jeu des prédictions, un classique des animaux connus sur Internet, avec un certain flair : elle a pronostiqué la victoire de Donald Trump aux élections américaines de novembre.
Une popularité qui s’estompe
Aujourd’hui, la Thaïlande continue de chérir sa mascotte la plus célèbre, et l’ambassade des Etats-Unis lui a offert une peluche à son effigie à l’occasion de la fête nationale américaine, le 4 juillet dernier. Mais à un an, Moo Deng n’est plus le bébé joufflu qui faisait fondre le cœur des internautes. Fin juin, elle pesait 93 kilos, soit le triple qu’il y a huit mois, selon le zoo.
La société de veille numérique Meltwater s’est interrogée en novembre si la tendance était « terminée ». Fin septembre, son nom a été mentionné en ligne plus de 200.000 fois en une journée, sous l’effet d’un sketch de la célèbre émission américaine Saturday Night Live, dans lequel un acteur s’est déguisé en Moo Deng. Plus d’un mois plus tard, le chiffre est tombé à 34.000, selon leur étude.
Une espèce en voie d’extinction
« Moo Deng est devenue virale très rapidement après sa naissance, et peut-être qu’elle ne l’est plus autant », estime Joshua Paul Dale, professeur spécialiste du « kawaii » (« mignon » en japonais) à l’université Chuo au Japon. « Une partie de notre appréciation de ce qui est mignon est liée au fait qu’on sait que cela ne va pas durer longtemps », développe-t-il. « Si quelque chose est super mignon, il faut en profiter maintenant, parce que ça ne va pas durer éternellement. »
La célébrité de Moo Deng a aussi permis d’alerter l’opinion du sort de son espèce, menacée d’extinction. L’hippopotame pygmée vit dans les forêts et les marécages d’Afrique de l’Ouest, et préfère le milieu terrestre plutôt que l’aquatique, contrairement à son cousin l’hippopotame commun, plus imposant. Il en resterait entre 2.000 et 2.500 à l’état sauvage, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).



















