Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Le chatbot de DPD insulte un client après une mise à jour

IA : Le chatbot de DPD insulte un client à la suite d'une mise à jour

BIG BUGL’entreprise de livraison a temporairement dû désactiver une partie de son assistance en ligne automatisée
Olivier Mimran

O.M.

Une intelligence artificielle est-elle capable de perdre son flegme et sa courtoisie ? Oui, mais uniquement à la faveur d’un bug, plaide la filiale britannique de l’entreprise de livraison DPD, qui a vu son chatbot adopter un langage fleuri après une simple mise à jour.

Bon, il faut quand même reconnaître que le client qui a été victime de ce « dérapage » l’a bien cherché. Repérant un comportement inhabituel du chatbot de l’aide en ligne DPD, Ashley Beauchamp s’est en effet amusé à pousser l’IA dans ses derniers retranchements en la priant de devenir injurieuse ou de déprécier son « employeur » dans un haïku.

Haïku fatal

Et le chatbot s’est docilement exécuté, nous raconte le site de la BBC.

Le chatbot s'est facilement laissé convaincre de devenir insultant (pixels ajoutés)
Le chatbot s'est facilement laissé convaincre de devenir insultant (pixels ajoutés) - Capture d'écran (traduite en français) @ashbeauchamp / X

Amusé, Beauchamp a immédiatement publié l’échange sur son compte X (anciennement Twitter). Deux de ses messages ont particulièrement cartonné puisqu’ils ont été consultés plus de 800.000 fois en vingt-quatre heures.

Un haïku comporte 17 syllabes réparties en trois vers de 5, 7 et encore 5 ; ce chatbot n'est manifestement pas très doué pour en écrire
Un haïku comporte 17 syllabes réparties en trois vers de 5, 7 et encore 5 ; ce chatbot n'est manifestement pas très doué pour en écrire - Capture d'écran (traduite en français) @ashbeauchamp / X

L’incident a moins fait rire DPD, qui a réagi, dans un communiqué, en précisant que l’erreur était survenue à la suite d'une mise à jour du système d’aide en ligne. « L’élément IA a immédiatement été désactivé et est en cours de remise à niveau », est-il indiqué.

Notre dossier « Intelligence artificielle »

Cette déconvenue n’est pas la première et certainement pas la dernière du genre. Car de nombreux chatbots utilisent des modèles de langage « modernes » tel celui popularisé par ChatGPT. Or s’ils sont capables de produire des conversations fluides avec des correspondants humains, ces systèmes restent susceptibles de « dérailler » en cas de dysfonctionnement logiciel.