Facebook, Twitter, Angry Birds: Des applications mobiles trop indiscrètes?

HIGH TECH Une plainte en nom collectif a été déposée aux Etat-Unis à l'encontre de 18 éditeurs d'applications mobiles, accusés d'utiliser sans autorisation le carnet d'adresses des utilisateurs...

Anaëlle Grondin

— 

L'application Facebook pour Android.
L'application Facebook pour Android. — Alex Segre / Rex Featur/REX/SIPA

Aux Etats-Unis, certains possesseurs de smartphones ne sont pas contents et s’inquiètent pour leur vie privée. Plusieurs applications mobiles, téléchargées par des millions de personnes à travers le monde, se montreraient trop curieuses. Ainsi, les applis Facebook, Path, Yelp, Twitter, Instagram, Foursquare ou encore Angry Birds sont visées par une action collective (class action) devant un tribunal fédéral du Texas, rapporte le site spécialisé CNET.com. Des applications très populaires, souvent en tête des classements sur les différentes boutiques comme le Google Play ou l’App Store d’Apple.

Concrètement, les treize plaignants accusent les éditeurs de ces applications de s’emparer des carnets d’adresses du smartphone sur lequel elles sont installées, à l’insu de l’utilisateur. La plainte précise: «Des milliards de contacts provenant de carnets d’adresses de dizaines de millions de possesseurs de smartphones ont été dérobées.» Selon l’avocat des 13 plaignants, ces applications se servent sans permission du carnet d’adresses des mobinautes pour échanger des informations dans un but «social».

Pas de commentaire de la part des éditeurs

Les plaignants souhaitent que les éditeurs visés modifient leurs pratiques. Ils réclament des dommages et intérêts. Pour le moment, les sociétés citées dans la plainte n’ont pas souhaité réagir à ces accusations.

Cette plainte intervient quelques semaines seulement après les révélations faites par le blog Bits du New York Times.  En février, des journalistes du quotidien américain dévoilaient que plusieurs applications comme Twitter, Foursquare et Instagram, récupéraient les informations (noms, adresses e-mail, numéros de téléphone) provenant des carnets d’adresses des smartphones sur lesquels elles étaient installées et les copiaient parfois sur leurs propres serveurs.

>> Cette plainte aux Etats-Unis vous pousse-t-elle à être méfiant vis-à-vis des applications mobiles? Si les éditeurs reconnaissent avoir été trop curieux, est-ce que cela vous inciterait à cesser d’utiliser des applis?