Le retour de Lara, icône à tomber raide
Le short et le tee-shirt plus moulants que jamais, Lara Croft fait aujourd'hui son come-back, dix ans après ses premières aventures sur PlayStation©2006 20 minutes
Le short et le tee-shirt plus moulants que jamais, Lara Croft fait aujourd'hui son come-back. Dix ans après ses premières aventures sur PlayStation et PC, l'icône virtuelle des gamers revient dans « Tomb Raider Legend ». A l'origine du phénomène, la société anglaise Eidos. « C'était l'époque de “Under a Killing Moon”, un jeu-film interactif, mais aussi de “Duke Nukem”, l'un des premiers FPS (First Person Shooter, ou jeu à la première personne) », rappelle-t-on, chez l'éditeur.
Premier jeu offrant une aventure dans un univers 3D, « Tomb Raider » innove : le joueur n'est plus prisonnier d'un scénario tout tracé, il peut explorer à sa guise les univers qui lui sont proposés. Volontaire, engagée et agréablement pourvue par la nature, Lara Croft, son héroïne, est aussi la première du genre que le public accepte de prendre au sérieux. « Demander aux joueurs, alors exclusivement masculins, d'entrer dans la peau d'une aventurière, ce n'était pas gagné », se souvient Karl, vendeur chez Score Games. Cinq opus suivront pour des ventes approchant les cinq millions d'exemplaires en France. « Sur six jeux, il y en a eu deux de bons », note Jean-François, fan de la première heure. En effet, dès « Tom Raider 3 », en 1998, Lara a du mal à convaincre.
Truffé de bugs, cet opus se révèle aussi d'une difficulté sans bornes. Les épisodes suivants confirment le malaise. Eidos enchaîne les titres sans prendre suffisamment le temps de les développer. Et l'éditeur surfe sur la vague des jeux d'infiltration – espionnage –, comme « Splinter Cell ». Les fans de Lara ne s'y retrouvent pas. Aujourd'hui, « Tomb Raider Legend » entend renouer avec ses heures glorieuses. « On revient à l'aventure et au côté Indiana Jones des deux premiers jeux », observe Thomas Meurer, journaliste pour le site Gamekult.com. « J'ai joué une demi-heure sur une version démo. Sans tirer de conclusions, j'ai beaucoup d'espoirs dans ce que j'ai vu. »
Christophe Séfrin


















