Piratage du Playstation Network: Anonymous nie en être à l'origine

HIGH-TECH Sony affirme que le groupe de Hackers a au moins facilité le vol...

C.P.

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La Playstation 3 de Sony.
La Playstation 3 de Sony. — DR

UPDATE: Anonymous nie toute responsabilité dans le vol. «Si une enquête honnête et légitime est menée sur ce vol de données bancaires, Anonymous ne sera pas déclaré responsable» a déclaré le groupe dans un communiqué. «Si nous sommes un groupe décentralisé, la direction' d'Anonymous ne tolère pas le vol de cartes de crédit» a-t-il ajouté.

Les Anonymous, groupe de hackers bien connus du Web, ont, selon Sony, leur part de responsabilité dans le vol massif de données qui a touché plus de 100 millions d’utilisateurs du Playstation Network (PSN) récemment. Si les hackers ne sont pas accusés du vol lui-même, ils sont coupables, aux yeux de la firme japonaise, d’avoir causé une brèche qui a mené à ce vol.

«La société a découvert que les intrus ont implanté un dossier sur l'un des serveurs de Sony Online Entertainment, nommé «Anonymous» et contenant la phrase “We are Legion”», explique un communiqué de Sony transmis au Congrès américain, qui lui demande des comptes sur ce vol de données.

«On ne le saura peut-être jamais»

L’intrusion de ce fichier est intervenue juste avant le vol, selon Sony, et l’aurait rendu possible. «Que ceux qui ont participé à la surcharge des serveurs aient été des conspirateurs, ou qu’ils aient simplement été dupés par un voleur très futé qui les a utilisés, on ne le saura peut-être jamais», a estimé Kazuo Hirai, président de Sony Computer Entertainment Amérique. Mais ils ont néanmoins une responsabilité dans l’affaire, selon le président.

Ce n’est pas la première fois que les Anonymous sont liés à une attaque sur le Playstation Network (PSN). Début avril, ils en avaient revendiqué une, commise sur le réseau, en représailles à un procès intenté contre deux hackers (poursuivis pour avoir montré comment pirater une PS3). Le groupe s'en prend aux multinationales comme MasterCard ou Visa, mais aussi les sites de l’Eglise de la Scientologie, ou des gouvernements de Tunisie et d’Egypte. Il s’agit la plupart du temps de motifs militants, politiques ou idéologiques.

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