BlackBerry ne sera finalement pas boycotté aux Emirats arabes unis

TELEPHONIE Les services du téléphone ne seront pas suspendus lundi, comme les autorités le menaçaient...

avec AFP

— 

D.DOVARGNES/AP/SIPA

RIM et les Emirats arabes unis ont trouvé un accord in extremis. Les autorités émiraties ont annoncé vendredi que les services du BlackBerry ne seraient pas suspendus le 11 octobre, comme elles avaient menacé pour cause de désaccord avec le constructeur canadien sur la surveillance des données.
 
Cryptage
 
«Les services du BlackBerry sont désormais conformes aux règles en vigueur aux Emirats arabes unis», a souligné l'Autorité de contrôle des télécommunications (TRA) dans un communiqué diffusé par l'agence officielle WAM. «Les services du BlackBerry se poursuivront comme à l'accoutumée», ajoute-t-elle en soulignant que le constructeur RIM (Research in Motion) avait «fait preuve de coopération pour parvenir à cette solution». Le pays estimait en effet en août dernier que le cryptage des données du téléphone ne permettait pas d’assurer une bonne surveillance des contenus des échanges.
 
L'Autorité avait affirmé que les mobiles de RIM permettaient «aux individus de commettre des violations sans risque de poursuites, ce qui pourrait aboutir à des implications dangereuses pour la sécurité nationale, judiciaire et sociale». L'appareil, selon les experts, a un niveau de cryptage des données qui rend très difficile la surveillance de leurs utilisateurs. La TRA avait donc annoncé son intention de suspendre les principaux services du BlackBerry (messagerie, Internet, courriel) le 11 octobre.
 
500.000 clients
 
Des négociations avaient été ensuite engagées entre TRA et RIM, avec l'espoir de parvenir à un compromis. BlackBerry compte quelque 500.000 utilisateurs aux Emirats arabes unis, centre d'affaires du Golfe. RIM avait également été en délicatesse avec l’Arabie saoudite avant de trouver une solution en août.