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Qu’est-ce qu’un escroc peut faire avec la photo de la carte d’identité ?

Qu’est-ce qu’un escroc peut vraiment faire avec la photo de votre carte d’identité ?

Gare aux faussaires•Ouvrir un compte bancaire, souscrire un crédit, louer un véhicule… Nos informations personnelles peuvent être utilisées à mauvais escient
20 Minutes avec agences

20 Minutes avec agences

L'essentiel

  • Avec vos informations personnelles, un escroc peut ouvrir un compte bancaire, souscrire un crédit ou louer un véhicule à votre nom.
  • Avant d’envoyer une copie de pièce d’identité, inscrivez dessus le motif, la date et le destinataire.
  • En cas d’usurpation, l’auteur risque un an de prison et 15.000 € d’amende.

Parmi les causes possibles d’une usurpation d’identité figurent la perte ou le vol de documents d’identité. Selon la fiche réflexe de Cybermalveillance.gouv.fr, les informations personnelles récupérées par un escroc peuvent lui servir à ouvrir un compte bancaire ou à souscrire un crédit à votre nom.

L’usurpation d’identité consiste à utiliser des informations personnelles qui permettent de vous identifier, sans votre accord, pour réaliser des actions frauduleuses. Elle peut aussi partir d’un message d’hameçonnage ou du piratage d’un compte.

Ce qu’un escroc peut faire avec vos informations

Cybermalveillance.gouv.fr liste plusieurs usages possibles des informations récupérées :

  • ouvrir une ligne téléphonique ou un compte bancaire ;
  • souscrire un crédit ou louer un véhicule ;
  • créer des comptes sur les réseaux sociaux ;
  • publier de fausses petites annonces ;
  • se livrer à du cyberharcèlement en votre nom.

Le ministère de l’Économie ajoute que ces données peuvent aussi servir à nuire à votre réputation.

Les signaux qui doivent alerter

Le ministère de l’Économie liste plusieurs signaux d’alerte : une activité suspecte sur un compte bancaire, un prêt contracté à votre insu, un avis de contravention dont vous n’êtes pas à l’origine, des alertes de connexion inhabituelles ou une activité anormale sur vos réseaux sociaux.

Avant d’envoyer une copie, les bons réflexes

Le site du gouvernement recommande de ne jamais transmettre d’informations ou de documents à des personnes ou organismes que l’on n’a pas authentifiés avec certitude. En cas de doute, le ministère de l’Économie conseille de contacter directement l’organisme concerné.

Sur les copies de documents d’identité, la fiche recommande d’inscrire le motif de l’envoi, la date et le destinataire. Elle conseille aussi de ne fournir que le minimum d’informations en ligne, de conserver ses documents en lieu sûr et de détruire ceux qui contiennent des données personnelles avant de les jeter.

Victime d’une usurpation : les démarches

En cas d’usurpation, Cybermalveillance.gouv.fr et le ministère de l’Économie recommandent notamment de :

  • conserver les preuves : captures d’écran, messages, adresses des pages, documents ;
  • porter plainte (ou déposer une main courante) au commissariat, à la gendarmerie, en ligne, ou par écrit auprès du procureur de la République ;
  • prévenir ses banques et faire opposition si des informations bancaires ont été volées ;
  • faire annuler et renouveler les pièces d’identité utilisées par les escrocs ;
  • fournir une attestation sur l’honneur, avec une copie de la plainte, aux organismes qui vous mettent en cause.

Le ministère conseille aussi de contacter la Banque de France pour savoir si des incidents à votre nom ont été déclarés au fichier central des chèques (FCC) ou au FICP. Pour savoir si des comptes bancaires ont été ouverts à votre insu, il est possible d’adresser une demande via la messagerie sécurisée de son espace Finances publiques sur impots.gouv.fr, ou par courrier au service des impôts des particuliers.

Ce que risque l’usurpateur

Utiliser l’identité d’autrui pour lui nuire, le harceler ou porter atteinte à sa réputation est un délit, puni d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende, y compris lorsqu’il est commis en ligne ou sur un réseau social. La fiche de Cybermalveillance.gouv.fr rappelle aussi les peines prévues pour d’autres infractions :

Infraction

Peine maximale

Usurpation d'identité (art. 226-4-1 du Code pénal)

1 an de prison et 15 000 € d'amende

Escroquerie (art. 313-1 du Code pénal)

5 ans de prison et 375 000 € d'amende

Collecte frauduleuse de données personnelles (art. 226-18 du Code pénal)

5 ans de prison et 300 000 € d'amende

Usage frauduleux d'un moyen de paiement (Code monétaire et financier)

7 ans de prison et 750 000 € d'amende

Source : Cybermalveillance.gouv.fr

Pour obtenir des conseils, la plateforme Info Escroqueries du ministère de l’Intérieur reste joignable gratuitement au 0.805.805.817.