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Un escroc peut-il vider votre compte bancaire avec votre RIB ?

RIB piraté : Qu’est-ce qu’un escroc peut vraiment faire avec ?

Cybersécurité•Votre RIB a été volé ou vos coordonnées bancaires ont été divulguées lors d’une fuite de données ? Si certaines opérations sont impossibles avec ces seules informations, les risques de fraude sont bien réels, comme l’explique la Banque de France
20 Minutes avec agences

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L'essentiel

  • Les escrocs ne peuvent pas directement accéder à votre compte bancaire avec votre RIB, mais ils peuvent l’utiliser pour tenter de mettre en place des prélèvements frauduleux.
  • Les informations contenues dans un RIB peuvent également faciliter les tentatives d’usurpation d’identité et de phishing, notamment en rendant les escroqueries plus crédibles.
  • La Banque de France recommande de surveiller régulièrement vos comptes. En cas de prélèvement non autorisé, vous disposez de 13 mois pour le contester et demander son remboursement.

Pour recevoir un salaire, obtenir un remboursement ou mettre en place un prélèvement automatique, communiquer son relevé d’identité bancaire (RIB) est une pratique courante. Pourtant, ce document peut aussi intéresser les escrocs. Comme le rappelle la Banque de France, le vol d’un RIB peut exposer son titulaire à certaines tentatives de fraude.

Il faut savoir que la possession d’un RIB ne permet pas, à elle seule, d’accéder à un compte bancaire ou d’effectuer un virement vers un autre compte. En revanche, ces informations peuvent être utilisées pour mettre en place des prélèvements frauduleux.

Des prélèvements frauduleux qui peuvent passer inaperçus

Comme le souligne la Banque de France, un escroc peut notamment utiliser un RIB pour tenter de créer un faux mandat de prélèvement SEPA.

Il s’agit d’un document qui permet normalement à une entreprise ou à un organisme de prélever automatiquement de l’argent sur un compte bancaire avec l’autorisation de son titulaire.

En usurpant l’identité de la victime, le fraudeur peut aussi tenter de mettre en place des prélèvements sans son consentement. Ces opérations peuvent passer inaperçues lorsqu’elles concernent de petites sommes prélevées régulièrement.

Un RIB volé peut faciliter les tentatives d’escroquerie

De plus, les informations contenues dans un RIB peuvent également être exploitées pour rendre certaines tentatives d’escroquerie plus crédibles. Par exemple, un escroc peut se faire passer pour un conseiller bancaire et contacter sa victime en prétendant avoir détecté une opération suspecte sur son compte.

En s’appuyant sur les informations figurant sur son RIB, il peut tenter de gagner sa confiance pour lui soutirer ses identifiants bancaires ou même un code de sécurité.

Ces données peuvent également servir à rendre plus crédibles des tentatives de phishing, ou d’hameçonnage, notamment par l’envoi de faux mails ou SMS invitant la victime à se connecter à un site imitant celui de sa banque.

Comment réagir face à un prélèvement frauduleux ?

Pour limiter les risques, la Banque de France conseille donc de surveiller régulièrement les mouvements sur son compte bancaire et de signaler toute opération suspecte.

En cas de prélèvement non autorisé, la victime dispose normalement de 13 mois pour le contester auprès de sa banque et demander son remboursement.