20 Minutes avec agences
L'essentiel
- La reconnaissance faciale compare les caractéristiques d’un visage à celles d’une base de données pour rechercher une identité.
- Selon le chercheur Vijayan Asari, les modèles les plus avancés dépassent 99 % de précision en conditions contrôlées, sans délai d’identification précisé.
- La qualité des images peut néanmoins entraîner des erreurs. À terme, l’analyse des mouvements du visage et de sa géométrie en 3D pourrait améliorer la fiabilité de ces systèmes.
Déverrouiller son téléphone en le regardant un bref instant est devenu un geste banal du quotidien. Néanmoins, reconnaître le propriétaire d’un appareil ne revient pas à identifier un inconnu dans la rue. Pour y parvenir, une IA doit comparer son visage à ceux d’une base de données. Dans un article publié par l’université de Dayton en Ohio, le chercheur Vijayan Asari explique comment fonctionne cette technologie.
Sur les smartphones, la reconnaissance faciale repose sur un principe simple : le visage présenté devant la caméra correspond-il à celui de la personne enregistrée sur l’appareil ? Le système compare les deux visages et autorise, ou non, le déverrouillage.
Comment l’IA fait-elle le lien entre un visage et un nom ?
Identifier un inconnu est un processus plus complexe. Cette fois, l’intelligence artificielle doit rechercher une correspondance parmi les visages présents dans une base de données.
Même si elle trouve une photo ressemblante, l’IA ne peut proposer un nom que si cette photo est associée à l’identité de la personne.
Mais alors, comment l’IA reconnaît-elle un visage ? Le système identifie d’abord le visage dans une image, puis en extrait les caractéristiques telles que sa forme, la position des yeux, du nez, de la bouche ou même la texture de la peau.
Plus de 99 % de précision dans des conditions contrôlées
Toutes ces informations constituent une sorte d’empreinte numérique qui est ensuite comparée à celles enregistrées dans une base de données.
En théorie, une IA peut donc retrouver un visage en quelques secondes, à condition que celui-ci figure dans la base consultée et que la qualité des images permette une comparaison fiable.
Vijayan Asari ne précise toutefois pas le temps nécessaire à cette identification. Selon lui, les modèles d’IA les plus avancés dépassent 99 % de précision dans des environnements contrôlés, comme ceux des smartphones ou des contrôles aux frontières.
Reconnaître rapidement ne signifie pas reconnaître sans erreur
Ce processus reste néanmoins susceptible de faire des erreurs. Un mauvais éclairage, un visage photographié de biais ou même le port de lunettes de soleil peuvent compliquer la comparaison entre les images.
Le système risque alors de confondre deux personnes ou de ne pas reconnaître quelqu’un pourtant présent dans sa base.
Pour améliorer la fiabilité de l’IA dans la reconnaissance faciale, les chercheurs explorent notamment l’analyse des mouvements du visage et de sa géométrie en trois dimensions.
L’IA est donc capable de reconnaître votre visage rapidement, mais pas de garantir une identification certaine. Les progrès à venir pourraient rendre ces systèmes plus fiables et limiter les erreurs.