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L’arrêt des mises à jour de Windows 10 vous mettra-t-il dans la mouise ?

L’arrêt des mises à jour de Windows 10 vous mettra-t-il dans la mouise ?

compte à reboursA partir du 14 octobre prochain, il ne sera plus possible d’effectuer des mises à jour de sécurité pour le système d’exploitation Windows 10, Microsoft invitant ses utilisateurs à migrer, si possible, vers la dernière version de l’OS
Mikaël Libert

Mikaël Libert

L'essentiel

  • A partir du 14 octobre 2025, Microsoft cessera de publier les correctifs de sécurité mensuels gratuits de son système d’exploitation Windows 10.
  • Les utilisateurs de cet OS peuvent migrer gratuitement vers la version la plus récente, Windows 11, sous réserve que leur matériel soit compatible.
  • Outre acheter un ordinateur plus récent, il existe des alternatives, comme un programme contournant la vérification de compatibilité, passer sous Linux ou payer un an de mises à jour pour Windows 10.

Le 14 octobre prochain sera-t-il synonyme de fin du monde pour les très nombreux utilisateurs d’ordinateurs tournant sous Windows 10 ? Oui et non. Enfin, ça dépend. En effet, cette date correspond à la fin annoncée par Microsoft du support, autrement dit des mises à jour, pour cet OS sorti en 2015. Si cela ne signifie pas que les machines vont s’arrêter de fonctionner du jour au lendemain, faire l’autruche et laisser courir pourrait toutefois vous causer de (gros) problèmes.

Dès le 14 octobre 2025, Microsoft va donc arrêter de publier ce que l’on appelle des « correctifs de sécurité » pour Windows 10. Concrètement, cela signifie que si de nouvelles failles de sécurité ou des vulnérabilités sont découvertes après cette date, elles ne seront pas corrigées, laissant le champ libre aux pirates pour les exploiter. « Les hackers cibleront davantage les utilisateurs de Windows 10, exploitant les failles connues et non corrigées pour propager des malwares et des ransomwares », a assuré Capucine Brot, category manager chez Microsoft, au site Incyber.

Une migration sous conditions

Pour des raisons évidentes, la menace est critique pour les entreprises, les institutions ou les infrastructures de santé ou de transport. Elle ne l’est pas moins pour les particuliers, « plus enclins à utiliser des logiciels craqués vecteurs d’attaques ou par le biais de faux sites proposant la mise à jour vers Windows 11 », estime Florian Burnel du site IT Connect. Quoi qu’il en soit, cela concerne beaucoup, beaucoup, beaucoup d’ordinateurs. En 2020, Microsoft se vantait que son système d’exploitation Windows 10 équipait « plus d’un milliard d’appareils actifs » dans plus de 200 pays du monde. Et si la proportion a baissé aujourd’hui, la version 10 de l’OS de Microsoft fait encore tourner plus de 45 % des ordinateurs du monde et 54 % de ceux en service en France.

La solution préconisée par Microsoft, c’est de « migrer » son appareil vers Windows 11, son nouvel OS sorti en 2021. C’est gratuit, certes, mais ce n’est pas toujours possible, notamment en raison de prérequis matériels qui excluent de fait les machines les plus anciennes. A vu de nez pourtant, ça ne semble pas inatteignable, tant au niveau du processeur embarqué dans votre ordinateur (1GHz en 64bits minimum), qu’à celui de la mémoire (4Go de RAM minimum) ou des 64GO de stockage minimum requis. Ce qui risque de coincer, c’est du côté du module de plateforme sécurisée, le TPM, une petite puce soudée à la carte mère dont il faut la version 2.0 pour faire tourner Windows 11. Ce n’est par exemple pas le cas de l’ordinateur servant à écrire cet article et qui n’a pourtant que cinq ans.

Changer d’ordinateur, ou pas

Si vous êtes dans ce cas, Microsoft préconise dans le plus grand calme de tout simplement changer d’ordinateur. « A terme, c’est en effet ce qu’il y a de mieux à faire », reconnaît Florian Burnel, « mais il y a quand même des alternatives », ajoute-t-il. Sur sa chaîne YouTube, suivie par plus de 100.000 abonnés, il a présenté « un programme qui permet de contourner la vérification de la configuration matérielle lors de l’installation de Windows 11 ». Parce que, selon lui, cet OS peut très bien tourner sur des machines plus anciennes, le seul risque étant de ne pas pouvoir exploiter toutes les nouvelles fonctions.

On peut aussi passer sous Linux, la version Ubuntu par exemple, un OS gratuit et open source. « Ce n’est pas moins performant, mais cela implique de changer ses habitudes, un peu comme si l’on passait d’un iPhone à un Android », explique Florian Burnel.

Notre dossier sur Microsoft

Parce qu’il vous faut un peu de temps pour économiser le prix d’un nouvel ordinateur ou parce que vous avez la flemme de sauvegarder tout ce que contient votre machine, vous pouvez opter pour les mises à jour payantes de Windows 10. Pour une trentaine d’euros, Microsoft propose en effet une rallonge de 12 mois pour les mises à jour de sécurité. Une sorte d’abonnement que l’on peut aussi obtenir gratuitement grâce aux points cumulés sur votre compte Microsoft, si vous en avez un. « Il y a aussi la possibilité de passer sous Windows 10 LTSC, l’OS plutôt orienté professionnels, dont la version de 2019 sera mise à jour jusqu’en 2029 », assure Florian Burnel.