Rasage, épilation : Les hommes de plus en plus sensibles à leurs parties
HYGIÈNE BEAUTÉ•« 20 Minutes » vous révèle les résultats d’une étude très sérieuse menée pour Wilkinson sur le rasage corporel et l’épilation chez les hommesChristophe Séfrin
L'essentiel
- Laisser pousser la barbe, mais se raser le corps, voire les «zones sensibles»,: la tendance semble s’affirmer chez les hommes.
- Réalisée par Ipsos pour Wilkinson, une enquête révèle ainsi les dessous de cette nouvelle routine beauté masculine.
- Elle met aussi en exergue les différentes craintes de certains, qui n’ont pas encore osé franchir le cap…
Se raser ou ne pas se raser les corones ? Les hommes semblent en tout cas de plus en plus attentifs à celles que les fabricants de rasoirs appellent pudiquement les « zones sensibles ». Une récente enquête Ipsos réalisée pour Wilkinson* en témoigne. À l’heure où le fabricant lance son Hydro Trim & Shave, un petit rasoir dédié au corps et à l’intimité masculine, 20 Minutes vous dévoile les résultats, parfois étonnants, de cette étude.
Les parties, quelles parties ?
« Les hommes se rasent de moins en moins le visage et de plus en plus les autres parties du corps » constate d’emblée, sondage Ipsos en mains, Lidwine Lacquemant, responsable de la marque Wilkinson en France. Le phénomène barbe de trois jours n’est certes pas récent (notamment chez les jeunes), mais il apparaît que les autres parties du corps reçoivent de plus en plus leur attention. Mais aussi celle de personnes plus âgées.
Ainsi, alors que 18 % des sondés ne se rasent ni ne s’épilent jamais ; 6 % d’entre eux affirment « retirer » leurs poils des bras ; 9 % des jambes ; 13 % du dos ; 23 % du torse : 42 % des aisselles et… 47 % des parties intimes ! Résultat : « Un homme sur deux entretient ses zones sensibles », confirme Lidwine Lacquemant. Instructif : 25 % des plus de 60 ans le font aussi.
Au goût de son ou de sa partenaire
Les personnes ne se rasant pas du tout le corps le justifient avec différents arguments. Si 34 % disent « préférer » leur corps avec des poils, 8 % confient que leur partenaire préfère qu’ils les conservent. 12 % d’entre eux craignent également d’avoir l’air moins viril, soit près d’une personne sur dix…
Parmi les arguments avancés par ceux qui ne se rasent pas ou ne s’épilent pas, semble poindre une vraie crainte du rasage corporel et de ses éventuelles conséquences. Ainsi, 17 % des hommes sondés ne se rasant ou ne n’épilant pas le corps disent vouloir éviter les irritations ; 10 % les démangeaisons à la repousse des poils ; 8 % les poils incarnés ; 6 % la douleur ou les micro-coupures. 9 % (tout de même) affirment ne « pas aimer s’occuper de leur corps ».
« On peut avoir une appréhension la première fois, confirme la responsable de Wilkinson France, « il faut bien préparer la peau avant, avoir un bon matériel, un bon grip, une bonne prise en main. Il est bien aussi que la peau soit un peu tiède. » On est rassurés !
À l’été et au printemps d’abord
Autre constat : il existe pour ceux qui se rasent et s’épilent une vraie temporalité dans ces soins corporels. Si une personne sur deux revendique le fait de s’épiler tout au long de l’année, la majorité des hommes placent l’été en premier (66 %), suivi du printemps (27 %). Question de look ? Pas seulement. Si effectivement un homme sur deux (48 %) « trouve plus esthétique » de se retirer les poils du corps, 44 % prônent la sensation de propreté ; 33 % le fait de se « sentir bien » dans leur corps. 26 % avouent aimer avoir la peau lisse et 22 % entretenir leur pilosité pour « faire plaisir » à leur partenaire, femme ou homme. 25 %, quand même, n’aiment pas l’apparence des poils...
L’opération « place nette », si l’on peut dire, reste quant à elle très géolocalisée à la maison. Notons ici que 70 % des hommes se rasent ou s’épilent dans leur salle de bains, 29 % sous la douche (sous l’eau) et 18 % sous la douche (à sec). 4 % des hommes se rendent à l’institut pour ces soins. Comme leurs homologues féminines ? Cliché ! « Il y a eu une période ou les femmes allaient davantage vers l’épilation. Aujourd’hui, la tendance est plus sur un mouvement d’acceptation de son corps tel qu’il est », commente Lidwine Lacquemant. Un rejet, sans doute aussi, des injonctions.
Rasoir ou tondeuse, on peut choisir
Alors que les beaux jours pointent enfin leur museau et que, si l’on s’en tient au sondage Ipsos, de nombreux hommes risquent de sortir leur fine lame pour soigner leur pilosité, Wilkinson semble arriver à point nommé avec son Hydro Trim & Shave. Un rasoir à petit prix: 14,90 euros. L'appareil étanche que nous testerons prochainement (si, si !) dispose d’un côté d’un rasoir à cinq lames pour se raser à blanc, de l’autre d’une tondeuse « à tête fine pour atteindre toutes les zones » et pour rafraîchir son pelage sur quatre niveaux. Le fabricant y va même de sa campagne de publicité choc : « Stylise ton buisson » !
Certes, le constructeur débarque un peu tardivement sur le marché du rasage intime pour les hommes (où l’on trouve déjà Philips et Gilette avec sa marque Intimate), mais ses premières ventes semblent plus qu'encourageantes. Marché ou apparaissent aussi les épilateurs à lumière pulsée pour hommes (comme avec le Silk’n 7, ou le Braun Silk. expert Pro 5) pour, cette fois, une épilation permanente.
* Menée en France du 20 mars au 25 mars auprès d’un échantillon de 1.000 personnes de sexe masculin âgées de 18 à 75 ans et représentatives de la population.



















