Deux cents millions d’euros levés, Niel et Arnault parmi les investisseurs… H est la nouvelle pépite française de l’IA
start-up nation•Les modèles d’intelligence artificielle créés par H « sauront raisonner, planifier et collaborer » assurent Bpifrance20 Minutes avec AFP
Et si Mistral AI annonçait la tempête ? Alors que la start-up cofondée par Arthur Mensch sera l’une des invitées les plus attendus de Vivatech, qui ouvre à Paris ce week-end, une nouvelle jeune pousse française d’intelligence artificielle (IA) fait parler d’elle.
Baptisée H, elle a été lancée mardi 21 mai et a levé 220 millions de dollars (soit 202,7 millions d’euros) auprès de gros investisseurs dont Bernard Arnault, Xavier Niel ou Amazon, a annoncé Bpifrance, qui la finance également.
Vingt-cinq ingénieurs et chercheurs
Parmi les autres participants au tour de table figurent notamment l’ancien PDG de Google Eric Schmidt, le fonds Accel, Samsung et l’entrepreneur israélien d’origine russe Yuri Milner.
A la tête de H, on trouve Charles Kantor, ancien étudiant de l’université américaine de Stanford, qui affiche ses ambitions dans le communiqué de Bpifrance : « faire progresser la productivité de milliards de personnes ».
« L’équipe de 25 ingénieurs et chercheurs en intelligence artificielle (IA) a pour mission d’introduire la puissance de l’IA générative (GenAI) dans les entreprises du monde entier à travers une nouvelle génération de modèles multimodaux spécialisés sur l’action, a pour sa part souligné l’institution. Ces modèles de fondation d’action sauront raisonner, planifier et collaborer, révolutionnant ainsi des secteurs entiers et rendant l’AGI (intelligence artificielle générale, dont les capacités approchent ou surpassent celles de l’être humain) bientôt réalité. »
Sur le réseau social X, le président de la République Emmanuel Macron a salué la « bonne nouvelle » que représente, selon lui, le lancement de H :
Mi-mars, un comité spécialisé avait estimé que la France devait investir 5 milliards d’euros par an sur cinq ans dans l’IA si elle voulait faire jeu égal avec les Etats-Unis et la Chine.


















