Au Medpi, vendeurs cherchent acheteurs
HIGH-TECH•Le salon professionnel monégasque ferme ses portes ce soir...Christophe Séfrin
Ordinateurs, sacoches pour iPad, enceintes nomades, routeurs Internet, lecteurs DVD portables… le salon Medpi, ouvert mardi à Monaco, démonte ses stands ce soir. Le rendez-vous annuel de la convergence numérique entre les fabricants et les distributeurs ne ressemble en rien aux grands messes de l’électronique IFA de Berlin ou CES de Las Vegas.
Les différences? Le Medpi n’accueille pas le public et c’est un rendez-vous franco-français. Pas de démesure, donc, parmi les stands des 280 exposants regroupés dans le cadre douillet du Grimaldi Forum. De Acer à Wacom, en passant par Peekton, Harman ou Western Digital, chaque exposant parle business avec 600 acheteurs. «On voit tous nos clients, c’est un rendez-vous inratable», indique Edith Bernez, Directrice marketing accessoires chez Philips qui dispose, outre ses espaces de présentation, de «5 salles de réunion bloquées non-stop». Explications: c’est au Medpi que les marques pré-vendent aux magasins et aux sites de e-commerce de nombreux produits qui apparaîtront dans les magasins pour Noël.
Produits sous le manteau
«Les acheteurs savent déjà un peu ce qu’on va leur dire mais on leur ménage des effets de surprise», précise Yves Nouailhetas Directeur France de Devolo, la marque d’accessoires CPL (courant porteur). Les surprises, comme la future PocketCam Flip Mino de Ciscoou la nouvelle station d’accueil pour iPod de Logitech, circulent souvent sous le manteau, sans être exposées aux yeux des concurrents. Certains appareils ne sont d’ailleurs qu’à l’état de maquettes.
A l’issue du Medpi, les carnets de commandes ne seront pas encore pleins, mais les vendeurs auront une idée des quantités à produire. «Et si tous les acheteurs nous font un retour négatif sur un produit, on peut décider de ne pas le sortir», précise Yves Nouailhetas. «C’est aussi à l’issue du Medpi que l’on peut ajuster un prix, ou modifier un packaging», note Edith Bernez. «Un rendez-vous ici peut aussi être le démarrage d’une collaboration», note Jean-Luc Benhamou, responsable de Energy, une toute jeune marque d’accessoires Apple qui, après la Fnac, Virgin, Darty et Boulanger, espère pousser les portes des hypermarchés. «Mais c’est souvent très long, il faut au moins un trimestre pour être référencé».



















