Elipsa 2E : Kobo veut séduire les étudiants avec sa liseuse géante pour lire et prendre des notes
E-BOOK•Kobo lance son e-reader Elipsa 2E dédiée à la lecture et à la prise de notes, que « 20 Minutes » a pu testerChristophe Séfrin
L'essentiel
- Dévoilée cette semaine, la nouvelle liseuse Elipsa SE de Kobo voit la lecture numérique en grand format.
- Equipée d’un écran e-ink au format 10,3 pouces, son usage se destine notamment aux étudiants et aux lecteurs passionnés en leur permettant, depuis un stylet, d’annoter les ouvrages lus et de créer des notes.
- Vendue 399 euros le 19 avril, l’Elipsa 2E est fabriquée en partie à base de plastiques recyclés, dont certains provenant des océans.
Vous lisiez ? Et bien annotez, maintenant ! Kobo, le second plus gros vendeur de liseuses numériques avec Amazon, lance son Elipsa 2E. La nouvelle concurrente de la Kindle Scribe remplacera dès le 19 avril l’Elipsa, lancée il y a deux ans. La nouvelle liseuse permettra, outre la lecture numérique, la prise de notes à l’aide d’un stylet avec une bien meilleure ergonomie que celle qui l’avait précédée.
E-Books, livres audio et plus encore
L’Elipsa 2E n’a plus rien à voir avec les classiques liseuses numériques au format poche que les gros lecteurs ou grand voyageurs aiment conserver à portée de main. Son écran de 10,3’’ la rapproche d’une tablette numérique, comme l’iPad Air (10,9’’), ou la Galaxy Tab S8 de Samsung (à partir de 11’’) dédiées, elles, au multimédia.
La vocation première de la nouvelle venue reste évidemment la lecture. Nonobstant sa taille (193 x 227 x 7,5 mm), son poids de 390 grammes n’est pas, comme nous l’avons constaté, un obstacle au plaisir de lire. Et l’Elipsa 2E, qui est Bluetooth, prend désormais en charge les livres audio.
Notes, carnets, dossiers au bout du stylet
Avec sa coque éco-conçue (à base de 85 % de plastiques recyclés provenant de CD et DVD, mais aussi de 10 % de plastiques issus des océans, selon Kobo), l’appareil reste relativement léger. Et la quantité de livres que l’on pourra stocker dans sa mémoire de 32 Go (au bas mot, 24.000 e-books) ne le fera pas évoluer !
C’est ainsi toute une bibliothèque, et plus encore, que l’Elipsa 2E pourra transporter. Autant d’ouvrages qu’il sera possible d’annoter à l’aide du stylet fourni. « C’est un appareil qui s’adresse à tous les lecteurs qui veulent s’investir, surligner, marginer, créer des notes et des dossiers », confirme Kobo France à 20 Minutes. A l’essai, il est effectivement extrêmement simple d’intervenir dans les pages d’un e-book, mais aussi d’un document PDF, d’un dossier.
Facile à dompter
Si la Kobo Elipsa 2E est dépourvue de bouton pour tourner les pages, la réactivité de son écran pour avancer dans un livre ou un document est exemplaire. Une simple pichenette ou un effleurement suffisent pour progresser dans sa lecture. Stylet en main, nous voilà à l’œuvre pour entourer, raturer, attirer le regard en face d’une ligne ou d’une phrase avec un point d’exclamation ou d’interrogation… Chaque page annotée conservera ainsi les traces d’une intervention, mais il sera aussi possible de la retrouver vierge de tout travail. D’un appui long, on peut aussi faire une recherche dans l’ouvrage (ou sur Wikipédia ou Google), corner l’angle d’une page, chercher un mot dans le dictionnaire intégré…
Parallèlement, la Kobo Elipsa 2E permet la création de notes et carnets indépendants, de les rassembler dans des dossiers. Vingt modèles d’arrière-plans sont proposés, avec ou sans marge, cases, lignes, etc. On peut ainsi se créer des to do list, des semainiers, des feuilles de croquis, etc. Stylo à bille, stylo à plume, stylo calligraphique (avec un très bel effet !), pinceau ; insertion de diagrammes, dessins, d’équations et de formes libres : l’usage du stylet peut être décliné comme désiré. Il ne faut pas bien longtemps pour apprivoiser le fonctionnement de l’appareil.
Le cloud pour mieux travailler
Bon point pour les « carnets avancés » proposés avec reconnaissance d’écriture, qui pourront être automatiquement convertis en fichiers Word (doc.x), voire synchronisés avec son compte Dropbox (et prochainement Google Drive) pour poursuivre son travail sur un Mac ou PC.
Et c’est là que cette liseuse prend tout son sens pour ceux qui ont envie de travailler avec. Les allers-retours possibles entre l’Elipsa 2E avec le cloud permettront enfin de télécharger dans la liseuse des fichiers PDF qui, s’ils ne sont pas attachés à un DRM (donc verrouillés) pourront eux aussi être annotés.
Pour les lecteurs investis et les études
Profs, étudiants, passionnés de littérature… autant de profils que l’Elipsa 2E va tenter de séduire. « Mais on n’est pas sur un outil de productivité », prévient-on chez Kobo. Nos essais de l’appareil témoignent en effet d’un potentiel bien défini et ciblé, avec une ergonomie intelligemment repensée par rapport à celle de la première Elipsa, notamment pour la prise de notes manuscrites.
Le plaisir d’usage est aussi accru par le rétroéclairage de la liseuse qui améliore ses performances par rapport à l’Elipsa. Si l’on peut à tout instant en régler l’intensité (lorsque l’on ne l’automatise pas), il est désormais possible de moduler la température des couleurs, pour une expérience de lecture nocturne, comme à la bougie (l’écran prend une teinte plus ou moins orangée), qui ne fatiguera pas la vue.
Vendue 399 euros avec son stylet, l’Elipsa 2E confirme une tendance du marché : les liseuses, qui nous avaient habitués à des prix parfois modiques pour les modèles de base, cherchent de plus en plus à évoluer vers le haut.
Dommage que Kobo ne fournisse pas ici l’indispensable « cover » de protection (qui est actuellement fourni avec l’Elipsa, vendue, elle aussi, 399 euros). Il faudra ajouter au panier la somme de 69 euros pour protéger l’e-reader, un prix presque indécent pour un simple accessoire, fut-il, comme ici, composé respectivement de 97 % et 10 % de plastiques et fibres recyclés.


















