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Palm Inc. serait à vendre
ECONOMIE•L'échec du Pre aura porté le coup de grâce. Poursuivi par Apple, HTC serait intéressé...Philippe Berry
De notre correspondant à Los Angeles
Palm, ou la succes story des années 90 qui finit mal. Selon Bloomberg, l'entreprise serait à la recherche d'acquéreurs et aurait demandé à la banque d'investissement Goldman Sachs de jouer les intermédiaires. Plusieurs fabriquant chinois et le Taiwanais HTC seraient sur les rangs.
La rumeur circule depuis plusieurs semaines. L'annonce, le mois dernier, de ventes qui plafonneraient à 150 millions de dollars pour le trimestre s'achevant en mai –contre 300 millions attendus par les analystes– semble avoir accéléré le processus. Selon Bloomberg, Palm brûlerait plus de 80 millions de son cash par trimestre alors que la compétition sur le marché des smart phones fait rage. A ce rythme, la maigre trésorerie du groupe ne tiendrait guère plus d'un an.
Un repreneur chinois?
Depuis vendredi, la fièvre spéculative a gagné le titre, qui s'est envolé de 30%. Qui pour racheter une compagnie dont la capitalisation a fondu à tout juste un milliard de dollars (75 millions d'euros)? Plusieurs entreprises chinoises seraient intéressées (dont Lenovo), ainsi que le Taiwanais HTC. Pour ce dernier, attaqué par Apple en justice, le rachat de Palm, un des pionniers sur les écrans tactiles, permettrait de muscler son catalogue de brevets.
Si les ventes du Palm Pre et du Pixi (tous deux attendus chez SFR) ont déçu aux Etats-Unis, Palm reste une cible intéressante pour une raison: WebOS, le système d'exploitation élégant et fonctionnel qui équipe le Pre.
Grandeurs et déchéance
Palm se fait un nom à la fin des années 90 avec le PalmPilot. Le terme devient même presque un mot générique pour désigner un «assistant personnel». Le stylet est l'outil ultime du business-man. Introduit en Bourse dans les mois les plus fous de la bulle Internet, le titre Palm flambe et grimpe rapidement à plus de 400 dollars. Mais moins d'un an après, le cours implose, divisé par 40.
Depuis, c'est encéphalogramme plat. Avec l'arrivée des BlackBerry puis des smart phones, Palm voit ses parts de marché stagner à 4% aux Etats-Unis. Plusieurs propriétaires se succèdent, les fondateurs s'en vont. L'arrivée en 2007 de Jon Rubinstein (un ancien de chez NeXt et Apple, co-inventeur de l'iPod) et le développement du WebOS réveillent l'intérêt des investisseurs. Un feu de paille, semble-t-il.
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