Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Internetophobe ou internetophile? Les membres du gouvernement passés au crible

Internetophobe ou internetophile? Les membres du gouvernement passés au crible

INTERNETLes personnalités de la majorité multiplient les sorties vachardes et apeurées sur ce qu'est, selon eux, Internet. Pas piquées des hannetons, ces déclarations permettent de classer les intéressés selon leur rapport au Web...
Alice Antheaume et Oriane Raffin

Alice Antheaume et Oriane Raffin

>> Le classement va du plus internetophobe au plus internetophile

1. Nadine Morano

Son crédo

Internet = le grand méchant loup

Ses déclarations

«Internet peut être un outil dangereux, celui se trouve derrière l'écran peut-être un prédateur», avait lancé la secrétaire d’Etat à la famille. Qui n’en était déjà pas à sa première déclaration catastrophiste sur les dangers du Web. «Internet, c’est comme une magnifique voiture de course. Si vous n’avez pas votre permis de conduire et que vous ratez un virage, c’est la mort», avait-elle déclaré un peu plus tôt dans un élan métaphorique.


2. Nicolas Sarkozy

Son crédo

Internet = le lieu de l’illégalité

Ses déclarations

«Je n’ai pas été élu pour laisser voler au supermarché», a expliqué le chef de l’Etat au moment des débats sur Hadopi, au printemps 2009. «Internet pourra devenir enfin un fantastique lieu de création et d’échange et non une jungle sauvage où il serait permis de piller les œuvres des créateurs.»


3. Brice Hortefeux

Son crédo

Internet = danger

Ses déclarations

Le ministre de l’Intérieur, qui veut bloquer les sites contenant des images de mineurs à caractère pornographique, l’a dit ce mercredi: «Internet est aussi devenu un vrai lieu de danger». En guise d’exemples, il cite «escroqueries, faux e-mail, vols de numéros de cartes bancaires, trafics de stupéfiants, apologie du racisme, pédopornographie et, dans un certain nombre de cas, terrorisme».


4. Valérie Létard

Son crédo

Internet = une zone dangereuse

Ses déclarations

En pleine polémique sur la chanson Sale Pute du rappeur Orelsan, en avril 2009, Valérie Létard a réclamé plus de protection sur Internet: «Sur Internet, il faut un filet de sécurité qui protège les plus fragiles». La secrétaire d’Etat au Développement durable - alors secrétaire d’Etat à la Solidarité - s’est néanmoins reprise: «Je ne suis ni la policière du Net, ni liberticide», hors de question de «tuer la liberté de cet outil».


5. Eric Besson

Son crédo

Internet = pas toucher

Ses déclarations

L’actuel ministre de l’Immigration s’était montré prudent quand il était secrétaire d’Etat au numérique. Lors d’une visite dans les locaux de Dailymotion, en avril 2008, Eric Besson déclarait: «Je ne serai pas le ministre de la castration d’Internet». A l’époque, il s’interrogeait: «Où se situe le curseur entre la liberté totale et la régulation? Il nous faudra répondre à cette question». Une question qu’il n’aura pas tranché lors de son passage au secrétariat d’Etat.


6. NKM

Son crédo

Internet = son dada

Ses déclarations

C’est la seule au gouvernement à twitter régulièrement, la seule à être à l’aise avec les nouvelles technologies. En mars dernier, la secrétaire d’Etat au numérique réagissait à l’image que donnent les politiques d’Internet: «Je souhaite tirer les usages et dans le même temps rééquilibrer le discours public et médiatique sur l’Internet. Tout le monde est à la fois utilisateur et schizophrène. Le discours public porte uniquement sur les risques, les pédophiles, etc.»