Twitter : Elon Musk se dit d’accord avec l’UE sur la modération des contenus

RESEAU SOCIAL Lors d’une visite dans une usine Tesla, le commissaire européen au Marché intérieur, Thierry Breton, a expliqué à Elon Musk en quoi consistait le Digital Services Act (DSA)

20 Minutes avec AFP
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Twitter : Elon Musk respectera-t-il les règles de modération de l'UE ? — 20 Minutes

A la suite d’une visite du commissaire européen au Marché intérieur, Thierry Breton, dans son usine automobile à Austin, au Texas, Elon Musk a pour le moment décidé de faire profil bas avec l’ Union européenne. Le patron de Tesla, qui a passé un accord pour racheter Twitter, a déclaré lundi qu’il était entièrement d’accord avec les nouvelles règles européennes sur la régulation des réseaux sociaux, malgré l’apparente contradiction entre sa vision et la nouvelle loi.

« Je suis d’accord avec tout ce que vous avez dit, vraiment, je crois que nous sommes sur la même longueur d’onde », a déclaré Elon Musk dans une vidéo diffusée sur Twitter par le haut responsable européen. Thierry Breton a indiqué avoir expliqué à Elon Musk en quoi consistait le Digital Services Act (DSA), qui va contraindre les grandes plateformes à mieux lutter contre les contenus illégaux. « Je crois que ça correspond assez bien avec ce que vous voulez faire de la plateforme », a-t-il assuré avec un grand sourire.

L’homme le plus riche au monde a décidé de racheter Twitter pour en faire une entreprise privée, non cotée en Bourse. Le conseil d’administration a fini par accepter son offre, malgré les réticences de dirigeants, d’employés et de nombreuses ONG, qui craignent qu’Elon Musk ne laisse la désinformation et les messages haineux prospérer sur la plateforme. Car le fantasque entrepreneur veut faire du réseau social un bastion de la liberté d’expression, qu’il juge bafouée par une modération des contenus trop stricte.

Twitter « devra s’adapter à notre réglementation européenne »

Fin avril, Thierry Breton avait déclaré que Twitter « devrait s’adapter totalement aux règles européennes » quelles que soient les orientations d’Elon Musk en matière de liberté d’expression. « Que ce soit sur le harcèlement en ligne, la vente de produits contrefaits, la pédopornographie, les appels à des actes terroristes, Twitter devra s’adapter à notre réglementation européenne qui n’existe pas aux Etats-Unis », avait insisté le commissaire.