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Hadopi: le round 2 commence mercredi à l'Assemblée

Hadopi: le round 2 commence mercredi à l'Assemblée

POLITIQUELa majorité serre les rangs pour ne plus se faire piéger par la gauche...
V.G.

V.G.

C'est parti pour le deuxième round. La loi Hadopi revient devant l'Assemblée nationale mercredi après avoir été rejetée une première fois lors de la séance grand-guignolesque du 9 avril, où des députés socialistes s'étaient cachés derrière un rideau pour renvoyer le texte de Christine Albanel au placard.


Le gouvernement espère en finir au plus vite avec ce cauchemar législatif. Selon le calendrier prévisionnel de l'Assemblée, la discussion aura lieu pendant seulement trois journées, le 29 avril et les 4 et 5 mai. Le tempo est certainement un peu optimiste: lors de la première lecture du texte à l'Assemblée, il avait fallu pas moins de 6 journées pour venir à bout de ce texte techniquement ardu et politiquement contesté.


D'autant que le round 2 s'annonce encore plus difficile pour Christine Albanel. Le projet de loi Hadopi est plombé par le vote négatif du 9 avril, qui sera un argument de poids pour l'opposition, mais aussi par l'adoption d'un amendement anti-riposte graduée par le Parlement européen le 21 avril.

Karoutchi et Copé à la rescousse


Pour aider la ministre dans cette lutte au corps à corps, Roger Karoutchi a prévu d'être là «jour et nuit» jusqu'à adoption du texte. Le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement s'était fait critiquer pour son absence lors du vote du 9 avril. Présent, il aurait pu conseiller à Albanel, peu au fait du jeu parlementaire, de quitter l'hémicycle juste avant le vote, ce qui suspendait de fait le scrutin.


De son côté, Jean-François Copé, patron des députés UMP, bat le rappel de ses troupes. Dans une lettre dévoilée par «PC Inpact», il enjoint ses collègues à être «extrêmement présent à l'Assemblée» cette semaine.


Une fois le texte adopté par l'Assemblée, la loi Hadopi devra encore passer devant le Sénat qui ne pourra plus le modifier.

Round d'observation ce mardi

Les députés UMP ont voulu faire mardi une démonstration de force en étant massivement présents dans l'hémicycle face à une gauche dégarnie, la «leçon» tournant à un nouvel incident entre la majorité et l'opposition. «Vous vous êtes payés pour pas cher une belle quinzaine d'antiparlementarisme. J'en ai honte pour votre groupe», a lancé Jean-François Copé aux socialistes. Le patron des députés PS Jean-Marc Ayrault n'a pu lui répondre, ce qui a provoqué une esclandre avec le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer.