Cyberharcèlement: Cinq personnes soupçonnées d'avoir organisé un raid en ligne contre le journaliste Nicolas Hénin sont convoqués devant la justice en 2022

JUSTICE Le journaliste Nicolas Hénin avait reçu 20.000 messages menaçants en un week-end

20 Minutes avec AFP
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Nicolas Hénin a déposé plainte le 4 février dernier après avoir reçu des milliers d'injures et menaces sur Twitter.
Nicolas Hénin a déposé plainte le 4 février dernier après avoir reçu des milliers d'injures et menaces sur Twitter. — ALAIN JOCARD / AFP

Ils sont cinq à être convoqués devant le tribunal correctionnel de Paris le 22 avril 2022 pour menaces et harcèlement. Trois hommes et deux femmes. Ils sont soupçonnés de s’être acharnés sur Nicolas Hénin en 2019, après que le journaliste et ancien otage de Daesh eut demandé la suspension du compte Twitter d’un père d’une victime Bataclan, auteur de messages appelant à l’exécution des djihadistes français détenus en Syrie ainsi que leurs enfants à leur retour en France.

Capture d'écran du compte Twitter de Nicolas Hénin
Capture d'écran du compte Twitter de Nicolas Hénin - 20 Minutes

Cinq personnes pour 20.000 tweets

Nicolas Hénin, journaliste et otage en Syrie plusieurs mois entre 2013 et 2014, a porté plainte après avoir reçu, en un week-end, 20.000 tweets le menaçant lui et sa famille, comme il nous le racontait ici. Mais les policiers de la brigade de répression de la délinquance contre la personne se sont d’abord heurtés ​au refus de la plateforme américaine de lever l’anonymat des auteurs des messages. Il a fallu un recours auprès du parquet général pour que Twitter accède aux demandes des enquêteurs. « Cinq personnes pour 20.000 tweets, ce n’est pas totalement satisfaisant, commente Eric Morain, l’avocat de Nicolas Hénin, après du Journal du dimanche. Mais c’est tout de même la démonstration qu’on peut lutter contre la haine en ligne. »