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Des milliers de serveurs IPTV pirates démantelés en Europe

IPTV : Des milliers de serveurs pirates démantelés en Europe

STREAMINGCes deux réseaux pirates d’IPTV auraient rapporté plus de 12 millions d’euros de bénéfices
20 Minutes avec Agence

20 Minutes avec Agence

Deux actions de démantèlement de serveurs de piratage IPTV ont été menées en début de semaine dans une douzaine de pays européens, rapporte 01Net relayant une information diffusée le mercredi 11 novembre par l’agence de coopération judiciaire Eurojust. La première opération a été organisée dans une dizaine de pays (Italie, Bulgarie, France, Allemagne, Lituanie, Malte, Roumanie, Slovénie, Suède et Pays-Bas). Les policiers ont frappé fort : plus de 5 550 serveurs informatiques, qui étaient utilisés pour transmettre et stocker des émissions de télévision, du sport en direct ou des films, ont été saisis.

Matériel informatique et voitures de luxe

Le cerveau présumé de ce vaste réseau a été arrêté en Italie. Du matériel informatique, des outils de communication mais aussi des voitures de luxe ont été découverts. L'activité de piratage était lucrative, générant 10,7 millions d'euros de bénéfices.

L'autre opération s'est déroulée dans un cercle plus réduits de pays (Suisse, France, Allemagne, Monaco et Pays-Bas). Onze serveurs ont été débranchés. Ils permettaient d'offrir à 20 000 utilisateurs disposant du boîtier « Kbox » un catalogue de 82 000 films et séries.

1,9 million de bénéfices

Les forces de l'ordre ont arrêté trois ressortissants suisses suspectés d'être les instigateurs de ce réseau qui offrait la réception de contenus protégés par le droit d’auteur. Huit comptes bancaires suisses ont été saisis et le site web qui faisait la promotion du service illégal a été suspendu. La vente et la distribution de ces boîtiers ont généré un chiffre d'affaires d'environ 1,9 million d'euros.

La réception de programmes audiovisuels via les services d'IPTV est un cauchemar pour les ayants droits et les diffuseurs légaux. Une étude parue en 2019 soulignait que près d'un quart des internautes utilisait un moyen illicite pour regarder la télévision en direct.