5G : Macron se moque des défenseurs du « modèle amish » au détriment de la nouvelle technologie
FRENCH TECH•Devant une centaine d’entrepreneurs et entrepreneuses, le président a affirmé que « la France va prendre le tournant de la 5G »20 Minutes avec AFP
Au lendemain de la demande de moratoire de 70 élus de gauche et écologistes sur la 5G, dont Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot, le chef de l’Etat a clairement pris position. « Oui, la France va prendre le tournant de la 5G », a lancé Emmanuel Macron lundi devant des entreprises du numérique. Loin de chercher un consensus, il a préféré ironiser sur ceux qui préféreraient « le modèle amish », alors que l’attribution des fréquences de cette technologie mobile doit débuter à la fin du mois.
« Tordre le cou à toutes les fausses idées »
« La France est le pays des Lumières, c’est le pays de l’innovation (…) On va tordre le cou à toutes les fausses idées », a insisté le chef de l’Etat devant une centaine d’entrepreneurs et entrepreneuses de la « French Tech » réunies dans la salle des fêtes de l’Elysée. « J’entends beaucoup de voix qui s’élèvent pour nous expliquer qu’il faudrait relever la complexité des problèmes contemporains en revenant à la lampe à huile ! Je ne crois pas que le modèle amish permette de régler les défis de l’écologie contemporaine », s’est moqué le chef de l’Etat, en référence à cette communauté religieuse américaine qui vit comme au XVIIIe siècle.
En costume mais sans cravate, Emmanuel Macron s’est dit ravi de retrouver le milieu des start-up, au cours du premier événement de grande ampleur organisé à l’Elysée depuis le confinement. « On est en train de démontrer qu’on peut continuer à faire des événements en période Covid », a-t-il dit, même s’il faudra « vivre avec le virus, sans doute pour des semaines, peut-être des années ». Il a aussi rappelé que le plan de relance flécherait 7 milliards vers le secteur du numérique, notamment pour la transformation numérique de l’Etat.
Le chef de l’Etat a enfin défendu une Europe numérique souveraine. « Sur la 5G et beaucoup d’autres sujets, on ne doit dépendre d’aucune puissance non européenne », a-t-il martelé, en appelant notamment à « rouvrir la bataille sur le cloud ».


















