Montpellier : Cinq conseils pour progresser avant le retour de l’Occitanie ESports
JEUX VIDEO•Reportée en raison du Covid-19, la compétition pourrait avoir lieu (peut-être) fin septembreNicolas Bonzom
L'essentiel
- L’Occitanie ESports rassemble chaque année des milliers de fans et de joueurs du monde entier a été reportée aux 26 et 27 septembre.
- Désiré Koussawo, organisateur de l’Occitanie ESports, livre quelques conseils pour se lancer dans le e-sport : comment choisir son jeu, progresser, se faire repérer…
En raison du Covid-19, l’édition 2020 du très prisé Occitanie ESports n’a pas pu se tenir, comme prévu, à la fin du mois de mai, et a été reportée aux 26 et 27 septembre (si tout va bien !). Il reste ainsi encore quelques mois aux novices pour se mettre à la page, avant d’aller côtoyer des cracks du monde entier, à la rentrée, à la Sud de France Arena, à Montpellier (Hérault). Désiré Koussawo, coorganisateur de l’événement avec la région Occitanie et directeur général d’ESL Gaming France, livre pour 20 Minutes de précieux conseils à ceux que la manette démange.
Choisir son (ses) jeu (x)
C’est la première question qu’un joueur doit se poser lorsqu’il envisage sérieusement de prendre des galons dans le e-sport : à quel(s) jeu (x) consacrer tous ses efforts ? « Le choix du jeu, c’est en fonction de ses propres appétences, car il y a plusieurs types de jeux, confie Désiré Koussawo. Les jeux qui sont le plus pratiqués sur ce type de compétition sont League of Legends, qui est incontournable, Fortnite, qui est le jeu le plus joué dans le monde, Counter Strike, un jeu de tir, Overwatch, qui est cependant un peu en perte de vitesse par rapport à ses débuts. Et il y a des jeux qui peuvent paraître moins prestigieux et qui attirent moins les compétiteurs, comme Fifa, ou Street Fighter. Chacun doit trouver celui qui lui correspond le mieux en termes de capacités personnelles. »
Mais pour être bon à un jeu, il faut d’abord… l’aimer ! « Si vous n’aimez que Street Fighter, mais que vous êtes mauvais à ce jeu, ça ne sert absolument à rien de se lancer dans des compétitions », sourit le directeur d’ESL Gaming France.
Progresser
Comme dans un sport traditionnel, pour progresser, il faut pratiquer. Encore, et encore. « Il faut jouer en ligne, sur des plates-formes, comme la nôtre, ESL Play, reprend Désiré Koussawo. Cela permet de jauger son niveau, de progresser, de rejoindre des communautés pour faire le plein de conseils… » L’autre clé, c’est de regarder les autres jouer, sur Twitch, par exemple. « Un joueur qui va sur Twitch, c’est un peu un jeune passionné de football qui regarde la Ligue des champions, c’est une façon de s’inspirer des meilleurs, de leurs techniques », explique le professionnel.
Enfin, c’est le bon moment pour embarquer son PC sous le bras pour participer aux quatre coins de France à des LAN Party, qui rassemblent des joueurs qui s’affrontent sur un réseau local, plutôt que sur Internet. Comme à l’Occitanie Esports.
Jouer avec parcimonie
Progresser, oui, mais avec mesure. Il faut savoir déconnecter, parfois. Et s’imposer une certaine hygiène de vie. Ou l’imposer aux plus jeunes. « Le message de prévention, je préfère l’adresser aux parents, plutôt qu’aux adolescents de 12 ou 13 ans, note Désiré Koussawo. Je suis papa de trois enfants, je ne les laisse passer 15 heures par jour devant la télévision, et il n’a pas de PC dans sa chambre. Je fixe des règles. »
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Etre repéré
Il arrive parfois que les futurs Zidane du e-sport soient repérés sur des tournois en ligne, ou dans des LAN Party. Mais on peut aussi forcer le destin. « On peut très bien être un peu couillu, sourit Désiré Koussawo, et aller taper à la porte de certaines grandes équipes, en leur présentant un niveau et des résultats, et postuler. » Les joueurs peuvent ensuite multiplier les compétitions, régionales, nationales… et internationales.
En vivre
Là, en revanche, cela reste réservé à une élite. Ceux qui vivent du e-sport, et s’entichent de sponsors, restent peu nombreux. « C’est comme le sport traditionnel, tout le monde fait du football, mais tout le monde n’en vit pas », note le patron d’ESL Gaming France.


















