Google souhaite masquer l’URL des sites sur Chrome

GOOGLE L’URL pourrait se résumer au nom de domaine des sites, comme « google.com » par exemple

Jennifer Mertens pour 20 Minutes

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Chrome : 500 extensions exploitent les données personnelles de leurs utilisateurs
Chrome : 500 extensions exploitent les données personnelles de leurs utilisateurs — Geeko

La firme de Mountain View teste un nouvel affichage sur Chrome qui réduirait de manière significative la barre d’URL. Ce n’est pas la première fois que Google cherche à faire disparaître ou à masquer la barre d’URL. Le projet a déjà été critiqué à plusieurs reprises, mais la firme américaine multiplie les arguments pour se justifier.

Google assure ainsi que les longues URL auraient tendance à effrayer les internautes. « Les gens ont du mal à comprendre les URL. Elles sont longues à lire, c’est difficile de savoir quelle partie est digne de confiance, et en général je ne pense pas qu’une URL soit un bon moyen de transmettre l’identité d’un site », expliquait déjà Adrienne Portert Felt, Manager de l’ingénierie chez Chrome, en 2018 à Wired.

Masquer la barre d’URL permettrait également de renforcer la sécurité sur Chrome en évitant que les utilisateurs ne soient victimes d’attaques de phishing basées sur de fausses URL. Un argument qui a justement du mal à passer puisque, pour vérifier qu’il s’agit bien des sites légitimes et non d’une version frauduleuse, les utilisateurs consultent l’adresse URL des sites sur lesquels ils surfent.

Une infantilisation des internautes ?

D’aucuns y voient une infantilisation des internautes de la part de Google. Dans les faits, bon nombre d’utilisateurs naviguent sur la toile en consultant – sans être forcément effrayés par leur longueur – la barre d’URL. C’est plutôt par manque de connaissances d’Internet que certains novices se font avoir par les faux sites de phishing plutôt que par le format de l’URL.

D’autres, comme Android Police s’interrogent sur les motivations du géant de Mountain View : réduire les URL permettrait, selon cet expert, à Google de pousser les sites à passer au format AMP (Accelerated Mobile Pages) qui réhéberge les sites sur les serveurs de Google. Reste à voir si le projet aboutira. Pour l’instant, il ne s’agit encore que d’un test.