SpaceX : L’atterrissage en mer du premier étage de la fusée réutilisable échoue

STARLINK Il s’agissait du cinquième lancement de 60 satellites de la constellation, qui pourrait à terme en compter des milliers

20 Minutes avec agences

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La fusée Falcon 9 de SpaceX transportait 60 nouveaux satellites lors de son lancement, réalisé ce lundi
La fusée Falcon 9 de SpaceX transportait 60 nouveaux satellites lors de son lancement, réalisé ce lundi — Paul Hennessy / SOPA Images/Sipa/SIPA

La société spatiale privée SpaceX a raté ce lundi l’atterrissage sur une barge en mer du premier étage de sa fusée réutilisable Falcon 9, qui aurait été le 50e atterrissage réussi. La mission a en revanche permis de mettre sans problème en orbite 60 nouveaux satellites formant la constellation Starlink, projet d’ampleur de la société d' Elon Musk destiné à fournir Internet depuis l’espace.

Contrairement à ce qui a été pratiqué pendant des décennies, SpaceX a révolutionné l’industrie spatiale en construisant des fusées qui permettent d’en récupérer le premier étage pour le réutiliser, une technique qui réduit drastiquement les coûts. Mais ce lundi, le premier étage de l’engin n’est pas apparu sur les images retransmises en direct par une caméra embarquée à bord de la barge, située dans l’océan Atlantique, au moment supposé de l’atterrissage. Le décollage avait eu lieu à Cap Canaveral en Floride vers 10 h du matin, heure locale.

300 satellites déjà en orbite

« Malheureusement, nous n’avons pas fait atterrir le premier étage sur notre barge, mais il a atterri doucement en mer juste à côté, donc il semble qu’il soit en un seul morceau », a commenté Jessica Anderson, ingénieure chez SpaceX. Les raisons de ce ratage n’étaient pas immédiatement connues. La fusée en question était utilisée pour la quatrième fois.

Au total, environ 300 satellites sont d’ores et déjà en orbite, mais quelques-uns sont déjà en panne. Le maillage du ciel devra être assez dense pour que plusieurs satellites soient toujours en ligne directe avec l’abonné du futur service d’Internet. D’autres sociétés, comme OneWeb, ambitionnent également de fournir Internet à haut débit depuis l’espace. Elon Musk espère à terme gagner 3 à 5 % du marché mondial de l’Internet, une part évaluée à 30 milliards de dollars par an.