« Ça fait cinq jours que je me fais pourrir » sur les réseaux sociaux, explique la présidente de la commission sur les retraites Brigitte Bourguignon

POLITIQUE La présidente de la commission spéciale examinant la réforme des retraites dénonce « les méthodes » de la France insoumise

H. B.

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La présidente de la commission spéciale sur les retraites Brigitte Bourguignon.
La présidente de la commission spéciale sur les retraites Brigitte Bourguignon. — Capture d'écran LCP

Pas de répit pour les députés qui ont encore dû siéger ce week-end à la commission spéciale sur la réforme des retraites pour examiner les quelque 22.000 amendements. Et pas de trêve non plus… La tension est montée d’un cran ce samedi entre la présidente de la commission des Affaires sociales Brigitte Bourguignon (LREM) et les parlementaires de la France insoumise (LFI).

Alors que le député insoumis de Seine-Saint-Denis Eric Coquerel lui reprochait d’avoir « coupé le sifflet à Adrien Quatennens », son collègue LFI du Nord, et de s’être montrée moins sévère avec les membres de la majorité, la présidente de la commission a tenu à faire une mise au point. « Je vais dénoncer vos méthodes parce que ça fait cinq jours que je me fais pourrir mon téléphone, mon Twitter, mon Facebook, mes mails par des gens de votre formation politique », a-t-elle expliqué, en colère.

« Je me prends un tombereau d’insultes »

« Je me prends un tombereau d’insultes, c’est une honte (…) Il n’y a aucun autre groupe ici que me fait ça, parce que tout le monde respecte les règles », a déploré la députée LREM du Pas-de-Calais. « Pour ma part, je ne vous ai pas pourrie sur Internet », lui a répondu Eric Coquerel.

La présidente de la commission spéciale a ainsi accusé les députés de la France Insoumise de volontairement dépasser leur temps de parole pour offrir à leurs militants des images les montrant en train de se faire couper en pleine déclaration.

LFI envoie « ses troupes harceler une présidente de commission »

Le coup de colère de Brigitte Bourguignon a été applaudi par les députés de la majorité. « Il faut dénoncer ces méthodes qui sont celles de petits dictateurs. LFI et compagnie jouent les victimes devant les caméras mais envoient leurs troupes harceler une présidente de commission », a tweeté la députée des Bouches-du-Rhône Anne-Laurence Petel.

« Ces méthodes #FranceInsoumise contre la présidente de notre commission sont inacceptables », a renchéri sa collègue des Yvelines Marie Lebec.