Le moteur de recherche Google confond les incendies en Amazonie... avec les tablettes d’Amazon

INTERNET En tapant « Amazon fire » sur Google, les internautes anglophones sont dirigés vers les produits du géant de l’e-commerce Amazon

H. B.

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Les feux en Amazonie précocupent la planète entière.
Les feux en Amazonie précocupent la planète entière. — AFP PHOTO / NOAA

« C’est le poumon vert de la planète qui part en fumée »… Les incendies qui ravagent la forêt amazonienne depuis quelques semaines préoccupent le monde entier. Les internautes anglophones ont pourtant beaucoup de mal à se tenir informés de la situation en Amérique du Sud.

Lorsqu’ils tapent « Amazon fire » («feu Amazonie ») sur Google, ils ne sont pas redirigés vers des articles concernant la forêt tropicale, mais sur les tablettes Amazon fire produites par le géant de l’e-commerce, rapporte le média américain Quartz.

Les recherches en anglais liées à « Amazon Fire » sont trustées par les produits d'Amazon qui portent le même nom.
Les recherches en anglais liées à « Amazon Fire » sont trustées par les produits d'Amazon qui portent le même nom. - Capture d'écran Google

Tous les résultats référencés en première page par Google mettent ainsi en avant des annonces publicitaires qui évoquent la gamme des produits développés par Amazon, comme le Fire TV Stick, le Fire Phone, ou les tablettes Fire ou Kindle Fire.

Les incendies relégués à la seconde page

C’est surtout dans l’onglet Google Actualités que le décalage est frappant. La section dédiée aux news relègue systématiquement les incendies en Amazonie à la seconde page. Quasiment tous les résultats des requêtes « amazon fire » redirigent vers les produits du géant Amazon.

Pour trouver des résultats pertinents sur le sujet, les internautes doivent taper « Fire in the amazon ». Le moteur de recherche distingue alors les produits du géant de la vente en ligne de l’actualité récente.

Ce n’est pas la première fois que le problème se pose entre le géant du e-commerce et la forêt tropicale. Depuis 2012, la firme cherche d’ailleurs à obtenir le droit d’utiliser le nom de domaine « amazon » pour son adresse Internet, mais se heurte systématiquement au refus de l’Organisation du traité de coopération amazonienne.