Masques d'anesthésie: Une faille permettrait de pirater certaines machines à l'hôpital

CYBERSÉCURITÉ Ces failles permettraient notamment de changer à distance les paramètres de la machine

20 Minutes avec agence

— 

Une anesthésie (illustration).
Une anesthésie (illustration). — SIPANY/SIPA

Certains masques anesthésiants présenteraient des failles informatiques, selon des chercheurs en cybersécurité de CyberMDX. Fabriquées par la société GE, ces machines sont actuellement utilisées dans certains services hospitaliers, rapporte BFMTV.

Les appareils Aestiva et GE Aespire sont concernés par la faille. Du fait de leur connexion au réseau local, les machines pourraient être piratées. La faille permettrait de prendre le contrôle des engins à distance et de modifier certains paramètres.

Une prise de contrôle relativement aisée

Ainsi, des hackers pourraient modifier les enregistrements réalisés, enlever une alarme programmée mais surtout, plus inquiétant encore, changer la composition des gaz émis par l’appareil. Selon le département américain de la sécurité intérieure, un tel piratage ne nécessite en plus aucune compétence poussée en informatique.

« Notre évaluation ne nous porte pas à croire qu’il existe des problèmes de sécurité des patients », a tenu à relativiser un porte-parole de GE, interrogé par TechCrunch. Selon l’entreprise, aucun changement à distance de la composition des gaz n’est possible sur les appareils vendus après 2009.