Nasa: Un hacker pirate un centre de l'agence spatiale américaine avec un mini-ordinateur à 35 dollars

CYBERATTAQUE Grâce à un mini-ordinateur baptisé Raspberry Pi, le pirate a pu dérober 500 mégaoctets de données et deux fichiers confidentiels

20 Minutes avec agences

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L'attaque a visé pendant près d'un an les réseaux du Jet Propulsion Laboratory (JPL) à Pasadena en Californie.
L'attaque a visé pendant près d'un an les réseaux du Jet Propulsion Laboratory (JPL) à Pasadena en Californie. — Richard Vogel/AP/SIPA

La Nasa a été attaquée grâce à un mini-ordinateur coûtant… 35 dollars (30 euros). Un hacker a infiltré le réseau informatique du Jet Propulsion Laboratory (JPL) à Pasadena en Californie. L’agence spatiale américaine a ainsi dû déconnecter temporairement des systèmes de contrôle des vols spatiaux de ce centre. 

L’attaque a commencé en avril 2018 et s’est poursuivie pendant près d’un an, a indiqué l’inspecteur général de la Nasa dans un rapport publié le 18 juin.

Des fichiers confidentiels volés

Pour son méfait, le pirate a utilisé un mini-ordinateur baptisé Raspberry Pi, de la taille d’une carte de crédit et qui se branche sur les télévisions. L’appareil est surtout utilisé par des enfants des pays en développement pour apprendre à coder. Le Raspberry Pi en question s’était connecté sans autorisation au système du JPL.

Environ 500 mégaoctets de données ont été dérobés, selon le rapport. Le vol inclut deux fichiers confidentiels dont un contenant des données scientifiques obtenues par le rover Curiosity qui se trouve sur Mars. Un autre concernait des données couvertes par la loi de contrôle à l’export de technologies pouvant être utilisées militairement.

Craintes autour d’autres sites de la Nasa

« De façon plus importante, l’assaillant a réussi à s’introduire dans deux des trois réseaux principaux du JPL », révèle aussi le rapport. Cette faille a d’ailleurs fait craindre à la Nasa que le hacker puisse s’attaquer à d’autres sites, notamment le centre spatial Johnson à Houston (Texas), où se trouve la salle de contrôle pour la Station spatiale internationale et les vols habités américains.

Finalement, « Houston » s’est déconnecté du portail du JPL afin d’éviter toute contamination. En mars, le centre ne s’était toujours pas pleinement reconnecté.