La France loin d'être en pole position au rayon technologies de l'information

HIGH-TECH Une étude la classe vingtième...

Avec agence

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La loi du 11 mars 1957, incluse depuis 1992 dans le Code de la propriété intellectuelle, reconnait à l'auteur d'une "oeuvre de l'esprit" un "droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous".
La loi du 11 mars 1957, incluse depuis 1992 dans le Code de la propriété intellectuelle, reconnait à l'auteur d'une "oeuvre de l'esprit" un "droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous". — Mychèle Daniau AFP/Archives

Vingtième. C’est la position qu’occupe la France en termes de compétitivité dans le secteur des technologies de l'information, selon une étude réalisée dans 66 pays et publiée mardi par l'association des fabricants de logiciels BSA.
 
Dans le top 5 figurent les Etats-Unis, le Royaume-Uni et trois nouveaux venus: Taïwan, la Suède et le Danemark. Quant à l’hexagone, elle recule de deux places par rapport à 2007, derrière l'Autriche et Israël, mais devance toujours la Belgique, l'Espagne et l'Italie.
 
Les manques français
 
A quoi attribuer ce manque de compétitivité français?
«La France souffre de son attitude relativement protectionniste», explique la porte-parole de Business Software Alliance (BSA) en France, Natacha Jollet-David. «Un certain nombre d'obstacles rendent notre pays moins dynamique, comme le niveau élevé des taxes et les réticences aux réformes.»
 
Le frein

 
«Internet est un vivier d’emplois formidables mais pour l’instant, l’endroit propice pour monter des start-up est plutôt dans la Silicon Valley. Il faut que la France s’y mette», avait reconnu en décembre dernier Thierry Solère, secrétaire national de l’UMP chargé de l’Internet.
 
Malgré la nomination d’un secrétaire d’Etat à l’économique numérique (Eric Besson), les entrepreneurs du Net ont hâte que les lourdeurs administratives bougent. «En France, il est difficile d’avoir des activités en ligne car il faut créer une société, s’enregistrer, avoir un numéro Urssaf, etc, juge Franck Rougeau, président de Spark Angels, service d'entraide numérique. Comme c’est le cas aux Etats-Unis, il faudrait créer un statut légal de «particulier prestataire de services» — comme existe déjà le statut de vendeur sur Ebay — sans pour autant avoir besoin de fonder une société.»
 
Les autres points faibles français


De même, la main-d'oeuvre est «abondante» (766.000 salariés dans le secteur), mais l'étude BSA souligne une pénurie d'étudiants dans les filières scientifiques et un «environnement administratif peu souple qui pèse sur les performances».
 
L'équipement pose aussi problème: la France se situe en dessous de la moyenne, avec 58 ordinateurs pour 100 personnes, même si l'accès à l'Internet se démocratise avec 36 millions d'utilisateurs.
 
Un bon point quand même?

La France est «plutôt bien classée en ce qui concerne son système juridique qui protège la propriété intellectuelle, notamment les brevets et droits d'auteur», a finalement confié Natacha Jollet-David.