L’«orbiting» sur les réseaux sociaux, la version évoluée du «ghosting»

PAS BIEN Cette forme de «ghosting» existe depuis l’apparition des réseaux sociaux, mais il a désormais un nom: l’«orbiting»…

Marie De Fournas

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Plus fort que le ghosting : l'orbiting.
Plus fort que le ghosting : l'orbiting. — Eugene Kim / Flickr

Pas vous (bien évidemment…), mais beaucoup de personnes ont déjà été victimes et/ou auteures de «ghosting». Cette pratique consiste à ne plus répondre aux appels et messages d’une personne. Parfois un ami, de temps en temps un-e ex et dans la majeure partie des cas: un plan Tinder. Si le «ghosting» était déjà impoli, lâche et irrespectueux (soyons honnêtes), avec l’apparition des réseaux sociaux, ce dernier a muté en une nouvelle forme plus fourbe encore : l’«orbiting».

Le mot a été récemment inventé par Anna Iovine, auteure sur le blog «Man Repeller». Cette dernière a rencontré un homme via l’application Tinder. Les deux inconnus se sont ajoutés sur Facebook, Snapchat et Instagram, mais après un second rendez-vous, il a cessé de répondre à ses messages. L’histoire aurait pu s’arrêter là, sauf que « dans les jours qui ont suivi, j’ai remarqué qu’il regardait chacune de mes stories Instagram et Snapchat », explique la jeune femme. « Ce n’est pas du "ghosting". C’est de l’"orbiting" », car la personne vous "garde en orbite" ».

Le malaise est complet

En résumé, l’«orbiting» c’est : ignorer quelqu’un, tout en continuant de suivre assidûment sa vie sur les réseaux sociaux. Donc, en plus de conserver les caractéristiques originelles du «ghosting», l’«orbiting» est en plus, assez malsain. Le concept peut même virer au «weird» suprême si la personne commente, aime ou partage les messages de sa « victime ».

Plusieurs raisons pourraient expliquer (et non justifier) que vous, garçons comme filles, pratiquiez l’«orbiting» :

  1. C’est un moyen de garder un lien avec une personne que vous voudriez potentiellement revoir. Ne pas fermer complètement la porte. Au cas où vous auriez le temps. L’envie. Jamais quoi.
  2. C’est aussi une façon de faire comprendre à l’autre que, malgré la prise de distance, vous souhaitez rester en bons termes. Eh oui ! Quoi de mieux qu’un petit «like» pour flatter l’ego de son prochain ?
  3. Vous pouvez ainsi fièrement exposer à vos amis, vos trophées de chasse en milieu Tinder. No comment.
  4. En cas de rupture, cela peut-être un moyen de montrer à l’autre que vous voyez, observez et êtes au courant de tout ce qu’il fait. Sachez que cela ne sert à rien. C’est juste flippant.
  5. Vous avez un poil trop de fierté et refusez de passer aux oubliettes, même si c’est vous qui avez «ghosté». Vilain-e.
  6. Désolée, vous êtes juste un voyeur ou une fouine. Bisou.