Innovation: Les montres «hybrides» sonnent-elles le glas des montres «connectées»?

TIC TAC Moins complètes, mais plus endurantes, les montres dites « hybrides » envahissent les linéaires. Et si elles incarnaient l’avenir de la tocante 2.0 ?…

Christophe Séfrin

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La montre hybride Q de la marque Fossil.
La montre hybride Q de la marque Fossil. — FOSSIL

Horlogers 2.0. Après les montres connectées sous iOS ou Android et autres capteurs d’activité, ce sont les montres dites « hybrides » qui se lancent à l’assaut de nos poignets. Elles aussi sont connectées à un smartphone par le biais d’une application, mais elles marquent leur terrain de jeu en proposant des fonctionnalités qui leur sont propres. Parfois même inédites. De nombreuses marques comme les Suédois de Kronaby se sont engouffrées dans la brèche. Mais c’est surtout le groupe Fossil qui, depuis quelques mois, investit le créneau.

Des boutons à personnaliser

Avec les montres hybrides, place à des tocantes de facture horlogère. Toutes s’inscrivent dans un certain classicisme néovintage avec la plupart du temps un double cadran analogique : le premier pour indiquer l’heure ; le second pour relayer le pourcentage de l’activité quotidienne réalisé par rapport à l’objectif que l’on s’est fixé à travers l’application. C’est ensuite que les choses divergent. Les constructeurs ont ainsi choisi d’offrir aux consommateurs la possibilité de personnaliser les différents boutons sur le côté de leur montre. Selon les marques, les propositions diffèrent, mais la philosophie reste identique.

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Skagen propose par exemple d’attribuer aux boutons de sa montre Signatur Connected les fonctions d’alarme, de second fuseau horaire, de lancement d’une playlist, voire de prise de photo à distance, comme avec une Apple Watch. Il suffit d’activer l’application Photo de son smartphone, de poser le terminal, de prendre la pose et d’appuyer sur le bouton de la montre auquel on aura attiré cette fonction. Sur sa «  Q », Fossil propose une fonction « durée du trajet ». Il suffit de rentrer une adresse dans l’application pour que, lorsque l’on appuiera sur le bouton programmé, les aiguilles de la montre prennent position et indiquent le temps de parcours nécessaire pour s’y rendre.

La montre hybride Steel de la marque Kronaby.
La montre hybride Steel de la marque Kronaby. - CHRISTOPHE SEFRIN/20 MINUTES

 

La marque suédoise Kronaby, elle, va encore plus loin avec sa montre Steel, grâce à un triple système de notifications. Après une très simple programmation, on peut ainsi être alerté de l’arrivée d’un SMS provenant de trois personnes différentes : chaque message est notifié par une, deux ou trois vibrations au poignet selon la personne émettrice.

Dans leur besace, une botte secrète

Voulant réunir le meilleur des deux mondes, les montres hybrides ne sont pas à même d’égaler les montres connectées fonctionnant sous Watch OS ou Android Wear dans la variété des fonctionnalités proposées. La raison ? Là où les premières sont pour ainsi dire « bridées » par les propositions limitées de leurs constructeurs, les secondes peuvent se personnaliser à l’infini avec un nombre considérable d’applications. Et les hybrides ne sont pas « sportives », même si la plupart sont étanches. Vendues entre 179 euros et près de 550 euros selon les modèles, les hybrides conservent cependant le charme intemporel des montres analogiques. Fonctionnant sur pile, elles ont aussi l’énorme avantage de ne pas avoir à être rechargées quasi quotidiennement, un point sur lequel les « connectées » risquent de ne pas leur arriver à la cheville – pardon, au poignet — avant fort longtemps…