Pays-Bas: Au pays du vélo, une application empêche les cyclistes d'utiliser leur téléphone

PREVENTION La distraction causée par les smartphones a coûté la vie à 12 personnes dans le pays en 2015...

20 Minutes avec AFP

— 

Une jeune femme regarde son téléphone alors qu'elle est sur son vélo (illustration).
Une jeune femme regarde son téléphone alors qu'elle est sur son vélo (illustration). — Francis Joseph Dean/NEWSCOM/SIPA
  • Douze personnes aux Pays-Bas ont perdu la vie à cause de l’utilisation de leur smartphone sur un vélo en 2015
  • Très sollicités sur leur téléphone, les jeunes entre 12 et 18 ans sont particulièrement ciblés par cette application
  • Le dispositif, qui coûte une centaine d’euros, empêche le téléphone de fonctionner dès le déverrouillage de l’antivol

Aux Pays-Bas, où la culture du vélo est centrale, on ne rigole pas avec la sécurité des cyclistes. Un opérateur téléphonique néerlandais a développé une application mobile qui empêche l’utilisation des smartphones à vélo.

« Ce système fait partie d’une vaste campagne lancée pour que les enfants, les plus vulnérables, se rendent compte du danger de l’utilisation de leur smartphone à vélo, et que ce sont deux choses qui ne font pas bon ménage », explique Victorina de Boer, porte-parole de l’opérateur téléphonique KPN.

Au royaume de la petite reine, il s’agit d’un problème de sécurité majeur : un accident sur cinq d’un jeune à vélo est dû à l’utilisation d’un smartphone. En 2015, cette pratique a coûté la vie à 12 d’entre eux et 441 ont été blessés, selon l’association « Veilig Verkeer Nederland », la sécurité routière néerlandaise.

>> A lire aussi : Nice. L'appli My Coach se met en selle et se lance dans l'univers du cyclisme

Le système en test pendant l’été

C’est conjointement avec cette association que l’opérateur KPN a développé un système de verrouillage de vélo qui communique avec le téléphone. Au lieu de déverrouiller le vélo avec une clé, le cycliste utilise une application mobile qui envoie un signal à KPN dès que le verrou est ouvert.

Une fois en selle, le réseau internet et toutes les formes de communication sont bloqués, seule reste la possibilité d’appeler le 112 en cas d’urgence. « Dès que l’application est de nouveau utilisée pour verrouiller le vélo, le cycliste retrouve l’usage complet de son smartphone », explique Victorina de Boer. D’abord testé cet été, le système affiché à environ 100 euros sera commercialisé avant la fin de l’année, l’application étant en premier lieu lancée en version compatible avec les appareils Android.

Outre l’utilisation active du smartphone, les vibrations et les sons de notifications émis par des applications comme Snapchat, WhatsApp et Instagram détournent également l’attention des cyclistes, selon une étude commanditée par KPN et réalisée auprès de jeunes entre 12 et 18 ans.