Bordeaux: Et si votre enfant devenait un parfait petit geek?

NUMERIQUE Les enfants sont âgés de six et 15 ans...

Geoffrey Clémençon

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Coder ne signifie pas forcément être que derrière l'écran. Deux enfants animent un lego en branchant une batterie.
Coder ne signifie pas forcément être que derrière l'écran. Deux enfants animent un lego en branchant une batterie. — E. Rigal
  • Magic Makers propose aux enfants d'apprendre à coder ou à programmer.
  • La french tech est de plus en plus présente à Bordeaux.

Le numérique a le vent en poupe à Bordeaux. Après l’arrivée prévue en septembre prochain d’Ubisoft, une nouvelle start-up qui enseigne aux enfants à coder s’est installée aux Chartrons.

Animer des robots ou un Lego, créer un site internet ou une application mobile ou encore concevoir des jeux vidéo. Voici ce que propose d’enseigner à des enfants de six à 15 ans Magic Makers : « On met les enfants derrière un écran pour qu’ils créent des choses. Pas pour qu’ils regardent des vidéos YouTube, je suis maman aussi, je sais ce que c’est. L’informatique est partie prenante de nos vies, autant les préparer au mieux à cette opportunité », souligne la responsable Elsa Rigal.

Un constat que partage Patrick Marc, gérant d’Extensys informatique : « Le code est une culture. On parle de digital native pour les nouvelles générations habituées à manipuler un ordinateur. Un jeune de onze ans actuellement est plus apte qu’un jeune d’il y a 20 ans. L’informatique est binaire, un élève doué en mathématiques aura des facilités à assimiler le langage du code. »

Dix enfants par atelier

Ces ateliers se déroulent en présence d’animateurs ne disposant pas forcément du BAFA mais formés à chaque thématique par Magic Makers. Ils s’occupent, au maximum, de dix enfants : « Aux Chartrons, on dispose de quatre salles équipées pour accueillir dix enfants par classe. L’idée c’est qu’ils ne soient pas trop nombreux pour qu’on puisse les suivre et en même temps qu’ils apprennent à travailler en groupe. Un exemple ? Un élève a les yeux bandés, les autres lui disent sur quelle touche appuyer sur le clavier pour faire bouger son personnage. H, il avance de trois pas, V, il marche sans s’arrêter. Si un mur se trouve en face, il faut utiliser H et non V pour éviter que le personnage rentre dedans. Ses camarades ne doivent pas se contenter de lui dire « avance », mais bien d’être précis sur la touche. C’est la base du code », explique Elsa Rigal.

Une précision indispensable tant programmer devient complexe selon Patrick Marc : « On code sur internet mais aussi pour créer des plateformes concernant des métiers par exemple ou des logiciels. Mais tout le monde peut réussir, j’ai vu des quarantenaires s’en sortir sans problème. »

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Magic Makers possède cinq centres à Paris et vient d’ouvrir son premier local en région. Choisir Bordeaux n’est pas anodin. Au-delà de l’arrivée d’Ubisoft, la ville « a un intérêt pour l’écosystème du numérique. La French tech, rassemblement de différents organismes numériques, joue aussi un rôle important. Il y a plusieurs studios de jeux vidéo, une école à Angoulême et une multitude de starts-up. S’installer ici était une évidence », affirme la responsable.

Magic Makers participe le samedi 13 mai prochain au Robots maker day. L’occasion de découvrir des petits robots, des ozobots de 3 cm de haut, programmés par des enfants.

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