Uber: «Ce service est un mirage»

ENTREPRISE. Après un énième couac, les internautes de 20 Minutes font part de leur désamour pour le service américain…

Adrien Briand

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Une voiture noire Place de l'Etoile à Paris
Une voiture noire Place de l'Etoile à Paris — M.ASTAR

Retour de bâton ? Après que le patron d’Uber a été surpris en train de faire la leçon à un chauffeur qui l’interpellait sur ses conditions de travail, et alors que l’entreprise multiplie les casseroles, les internautes de 20 Minutes disent ne plus avoir confiance en la plateforme américaine.

« Quelle est donc cette société où l’on fait croire aux gens que chacun peut devenir son propre "patron" alors que ce dernier doit assumer toutes les charges, du véhicule à l’assurance à en passant par protection sociale ?, s’interroge Gilbert. C’est un mirage auquel il ne faut pas céder ». Qui plus est, ajoute Yann, quand le service n’est plus au niveau de sa devise: « l’accueil, la courtoisie et l’accompagnement ». Pire, des chauffeurs « demandent de l’argent pour récupérer des objets oubliés, ou "flirtent" avec la familiarité ». Ali, de son côté, interpelle les utilisateurs qui jusqu’ici ne juraient que par Uber : « Voilà ce qui arrive lorsque l’on passe son temps à leur lécher les bottes. Vous crachez sur les artisans locaux, vous ne savez pas consommer responsable. »

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« C’est si facile de désigner une personne comme responsable de son échec »

Pour d’autres, le service Uber reste avantageux, quelle que soit la tempête qu’il traverse. « Tous ces taxis en France qui proposent un service minable et cher on en parle ? », lance ainsi Maxime. Nicolas raconte par exemple avoir « pris trois taxis pour la même destination » et avoir pris « trois chemins différents avec trois prix différents ». Parmi eux, « aucun ne prenait la carte », contrairement à Uber. « Je paye en avance donc si le mec veut faire un détour je m’en fiche, j’ai déjà réglé via une plateforme sécurisée »,précise-t-il. Enfin, Dany souligne, lui, que quelle que soit la qualité des prestations, on ne peut que défendre le patron d’Uber : « Je suis totalement d’accord (avec ses propos). C’est si facile de désigner une tierce personne de son échec. Si on n’est pas satisfait, on arrête, on change. Uber n’a pas obligé des chômeurs à devenir taxi. » Pas sûr néanmoins que cela convainque les chauffeurs de VTC.