Immigration: Le patron d'Uber ne conseillera plus Donald Trump

TECHNOLOGIE Travis Kalanick a claqué la porte d'un forum stratégique de la Maison Blanche pour marquer son opposition au décret du président américain...

P.B. avec AFP

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Le PDG du VTC Uber, Travis Kalanick.
Le PDG du VTC Uber, Travis Kalanick. — SIPANY/SIPA

La campagne #DeleteUber a-t-elle mis la pression sur Travis Kalanick ? Jeudi, le patron d’Uber annoncé qu’il quittait le forum stratégique de dirigeants chargé de conseiller Donald Trump, pour protester contre son décret anti-immigration.

« Plus tôt aujourd’hui, j’ai parlé brièvement avec le président de son décret sur l’immigration et des problèmes pour notre communauté. Je lui ai aussi fait savoir que je ne pourrais pas participer à son conseil économique », a annoncé Travis Kalanick aux salariés d’Uber dans un courriel interne dont l’AFP a obtenu une copie. « Rejoindre le groupe (de conseillers économiques) n’était pas censé être une validation du président ou de son agenda, mais malheureusement cela a été mal interprété exactement comme si cela l’était », ajoute-t-il.

Lyft double Uber dans l’app store

Donald Trump a suspendu par décret l’entrée aux Etats-Unis des ressortissants de sept pays à majorité musulmane (Iran, Irak, Yémen, Somalie, Soudan, Syrie et Libye) et de tous les réfugiés, le temps de revoir les critères d’octroi de visas.

Ce décret a provoqué une levée de boucliers, en particulier dans le secteur technologique où les dirigeants de Google, Microsoft, Facebook, Apple, Amazon et Netflix ont notamment exprimé leurs inquiétudes.

Uber a toutefois été critiqué pour sa réponse jugée un peu trop tiède, et les appels se sont multipliés ces derniers jours pour que les utilisateurs suppriment leurs comptes et se tournent plutôt vers le service concurrent Lyft, qui a pris position contre le décret. La campagne a permis à Lyft de dépasser Uber dans l’app store iOS pour la première fois.