Décret anti-immigration: Starbucks, Uber et d'autes grandes entreprises américaines répondent à Trump

ETATS-UNIS Apple, Uber, Tesla et bien d’autres…

20 Minutes avec AFP

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Enseigne d'un Starbucks Coffee. (Illustration)
Enseigne d'un Starbucks Coffee. (Illustration) — Richard B. Levine/NEWSCOM/SIPA

Certaines grandes entreprises américaines, si chères au président Donald Trump qui n’a de cesse de vouloir les protéger, se sont dressées contre son déjà très controversé décret anti-immigration.

Starbucks va en effet proposer un hébergement gratuit aux immigrés interdits d’entrée aux Etats-Unis, quand Uber s’engage à venir en aide aux chauffeurs visés par un traité qualifié d'« injuste ».

Recrutement

La chaîne de cafés Starbucks va recruter 10.000 réfugiés dans les cinq prochaines années, s’est engagé par écrit dimanche son PDG Howard Schultz. Sont concernées des personnes ayant fui les guerres, les persécutions et les discriminations dans les 75 pays où est présent le groupe américain.

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Aux Etats-Unis, Starbucks va commencer par recruter les réfugiés ayant travaillé pour l’armée américaine, comme interprètes par exemple. Starbucks est également en contact avec les employés affectés par le décret présidentiel ayant mis en place de sévères restrictions dans l’accès au territoire américain et des « vérifications extrêmes » à l’encontre des ressortissants de sept pays musulmans (Syrie, Libye, Soudan, Iran, Irak, Somalie et Yémen).

Tollé général

Lyft, le service de réservation de voitures sans chauffeur, dont un des actionnaires est General Motors, a promis de donner 1 million de dollars à l’organisation de défense des droits civiques American Civil Liberties Union (ACLU), qui a attaqué devant la justice américaine ces restrictions à l’immigration.

Son concurrent Uber, très critiqué la veille sur les réseaux sociaux pour sa réaction initiale jugée molle, s’est engagé à aider les chauffeurs affectés, tandis qu’Elon Musk, PDG de Tesla, a demandé aux abonnés de son compte Twitter de lui faire des suggestions sur les amendements possibles au décret migratoire.

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Inquiétude à la Silicon Valley

Après les patrons de géants de la Silicon Valley samedi, l’inquiétude a gagné les dirigeants de multinationales basées sur la côte Est. Jeffrey Immelt, le PDG du conglomérat industriel General Electric (moteurs d’avions, turbines…), dont de nombreux employés sont touchés, affirme que ceux-ci « sont importants pour notre succès ».

La banque JPMorgan Chase a commencé pour sa part à examiner avec ses salariés titulaires de visas ce qui pouvait être fait, indique le PDG Jamie Dimon, leur promettant un soutien « indéfectible ».

« Twitter a été fondé par des immigrants de toutes les religions. Nous nous battrons toujours pour, et avec eux », a déclaré le réseau social, via son compte.

« Apple n’existerait pas sans l’immigration », a aussi fustigé samedi son PDG Tim Cook, dans un document interne obtenu par l’AFP. Steve Jobs, le charismatique fondateur de la marque à la pomme, était fils d’un immigré syrien.