ChatGPT lui assure qu’il n’a pas besoin de visa, il reste bloqué à l’aéroport
erreur•Un Australien n’a pas pu se rendre au Chili pour une conférence car il ne disposait pas du bon document : ChatGPT lui avait pourtant assuré qu’il n’en avait pas besoin20 Minutes avec agence
«ChatGPT m’a eu ». Sur Instagram, un Australien a partagé sa récente mésaventure avec le célèbre bot d’OpenAI lors d’un voyage prévu au Chili. L’homme qui travaille en stratégie marketing devait s’y rendre à l’occasion d’une conférence, mais s’est finalement retrouvé bloqué à l’aéroport. Problème : il ne disposait pas du visa nécessaire pour circuler dans ce pays d’Amérique du Sud. Pourtant, ChatGPT lui avait assuré qu’il n’en avait pas besoin.
« Je lui ai fait trop confiance », a reconnu Mark Pollard en légende d’une vidéo dans laquelle on peut voir la réponse de l’outil d’intelligence artificielle. Auprès de nos confrères de BFM Tech & Co, l’Australien explique pourquoi il a préféré ChatGPT à des moteurs de recherche plus traditionnels comme Google ou Bing : « Les résultats des moteurs de recherche sont si mauvais aujourd’hui. Il y a les publications sponsorisées… Ce n’est vraiment pas agréable. ChatGPT, c’est plus simple. »
Des résultats différents
Nous avons posé la question suivante à ChatGPT : « A-t-on besoin d’un visa pour se rendre au Chili ? ». Réponse : « Les ressortissants français n’ont pas besoin de visa pour des séjours touristiques ou d’affaires de moins de 90 jours au Chili. Un passeport valide pour la durée du séjour est requis. » Si on lui précise que le voyageur est australien, le bot livre cette fois : « Les citoyens australiens doivent obtenir un visa avant de voyager au Chili », tout en expliquant la marche à suivre.
La nouvelle version de l’outil, publiée il y a deux jours, ou les différences de versions entre la France et l’Australie, pourraient peut-être expliquer cet écart dans les résultats de recherche. Sur les réseaux sociaux, Mark Pollard a reçu de nombreux commentaires tantôt amusés, tantôt agacés par l’utilisation de ChatGPT dans un tel cas.
« Pour les choses très importantes, je n’utiliserai plus ChatGPT ! »
Sur X, l’homme se justifie notamment en déclarant ne pas avoir « visité de consulat depuis les années 90 » grâce à son passeport australien qui lui permet de voyager sereinement. « La dernière fois que j’ai visité le Chili, j’ai obtenu un visa à l’arrivée », précise-t-il. Il a tout de même retenu la leçon : « J’utiliserai désormais l’IA pour mon planning, mais pour les choses très importantes, je n’utiliserai plus ChatGPT ! ».



















