Si vous utilisez Facebook, vous vivrez potentiellement plus longtemps

Réseaux sociaux Une étude réalisée par des universités américaines démontre que, grâce aux interactions sociales permises par Facebook, ses utilisateurs réguliers auraient une espérance de vie plus élevée…  

P.F.
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Les utilisateurs réguliers de Facebook auraient 12% de chances en moins de mourir prématurément.
Les utilisateurs réguliers de Facebook auraient 12% de chances en moins de mourir prématurément. — MATHIEU PATTIER/SIPA

Il est décrié surtout ces derniers temps, mais il pourrait finalement vous faire gagner quelques années de vies. Une étude menée par les universités de Yale et de San Diego montre que les utilisateurs réguliers de Facebook vivraient plus longtemps que la moyenne.

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Les chercheurs ont suivi 12 millions d’utilisateurs nés entre 1945 et 1989 et ont comparé leur état de santé à celui de personnes au même profil mais non utilisatrices du réseau social créé par Mark Zuckerberg. Leur conclusion est sans appel : les utilisateurs de Facebook ont 12 % de risque en moins de mourir prématurément.

Des interactions sociales bonnes pour la santé

On avait déjà conscience de la puissance du réseau social, mais de là à allonger l’espérance de vie des ses utilisateurs… C’est en fait les interactions sociales engendrées par Facebook qui permettent à ses utilisateurs de rester en bonne santé. Les chercheurs ont analysé les statuts, les photos, les demandes d’amis des utilisateurs du réseau. Ils ont découvert que les personnes qui acceptaient de nombreuses demandes d’amis avaient moins de chance de mourir de maladies cardio-vasculaires, de suicides ou de pathologies liées à l’isolement. Même chose, pour ceux qui postent beaucoup de photos et qui se font « taguer ».

« Avoir des interactions sociales en ligne semble être bon pour la santé quand votre activité sur le web est modérée et complétée par d’autres interactions dans la vie réelle », explique l’un des auteurs de l’étude, William Hobbs. Dès 1979, la chercheuse Lisa Berkman avait fait le lien entre le fait d’avoir un réseau social solide et être en bonne santé. 37 ans, plus tard, les chercheurs ont donc montré qu’en matière d’espérance de vie et de relations sociales, ce qui est valable dans le monde réel l’est aussi dans une certaine mesure avec le monde numérique.