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Microsoft veut reprendre la main sur la pub via Facebook

Microsoft veut reprendre la main sur la pub via Facebook

INTERNET – Microsoft Facebook, un nouvel épisode dans la bataille autour de la publicité en ligne...
M.N

M.N

Facebook donne le tournis. 250.000 inscriptions quotidiennes, bientôt 50 millions de membres, le site social avait de quoi aiguiser les appétits de Google mais aussi du géant de l’informatique, Microsoft. Et dans cette bataille, la firme de Bill Gates a gagné la première manche en investissant 170 millions d’euros sur ce site crée en 2004 par Mark Zuckerberg. Par cette opération, le site est valorisé à 15 milliards de dollars (10 milliards d’euros) ; le membre Facebook vaut 250 euros.


«Je vais fermer mon compte si Microsoft achète Facebook»


Une poule aux œufs d’or qui n'échappe pas à l’œil du Guardian puisque, depuis mercredi soir, «Microsoft détient les droits exclusifs de vente de la publicité diffusée sur les pages du site». De quoi selon le quotidien britannique d’affermir les amitiés: mercredi, les internautes pouvaient voir que la responsable relation publique de Facebook, Brandee Barker, avait ajouté un nouvel ami dans son réseau: un certain Adam Sohn, chef marketing de Microsoft. De nouvelles amitiés qui donnent de l’urticaire à certains membres de Facebook. Pour protester, un groupe de 92 membres s’est formé sous un nom très explicite: «I will close my account if Microsoft buys Facebook» (Je vais fermer mon compte si Microsoft achète Facebook).


«L’humilité» de Microsoft


Pour le Los Angeles Times l’événement principal est moins la valorisation à 15 milliards de Facebook que le fait de voir Microsoft prend le pas sur Google. «Un triomphe rare», note le principal quotidien de la côte ouest. Pourquoi un triomphe? Le LA Times tout comme le New York Times reviennent sur l’enjeu de la publicité en ligne, un marché en explosion actuellement dominé par le californien Google et sur lequel Microsoft voudrait s’implémenter en travaillant avec des partenaires à l’audience en progression exponentielle tels que Facebook. Pourquoi s’associer avec Microsoft plutôt qu’une firme aguerri à la publicité en ligne comme Google AdSense? Pour le Los Angeles Times l’approche plus agressive du moteur de recherche a pu faire peur les dirigeants de Facebook. Google, lors des négociations, voulait une plus grosse part du trombinoscope géant et surtout entendait user de son influence pour modifier le portail, contrairement à Microsoft qui s’est fait «plus humble». Le New York Times relativise le recul de Google et ce malgré un Eric Schmidt, le pdg de Google, toujours muet depuis le coup de Microsoft. «La firme de Mountain View continuera à faire de l’argent avec Facebook puisqu’il vend de l’espace publicitaire sur des applications liées au site social.»


Microsoft ne s'arrêtera pas là?


Microsoft et Google ne seraient pas les seuls dans la danse. Selon le «faux blog de Steve Jobs» et le Wall Street Journal, en plus des 170 millions d’euros de Microsoft, Facebook aurait levé 500 millions de dollars (347 millions d’euros) supplémentaires auprès de deux fonds d'investissement new-yorkais.Et ce n’est que le début: Searchengineland pense même qu’à terme Microsoft devrait racheter Facebook. Le blogueur Greg Sterling s’appuie sur les déclarations de Kevin Johnson, un des dirigeants de Microsoft. Selon ce dernier, Facebook a un potentiel de 200 à 300 millions d’utilisateurs.