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Etats-Unis: Rencontre au sommet pour renforcer la lutte contre la propagande djihadiste

Etats-Unis: Rencontre au sommet pour renforcer la lutte contre la propagande djihadiste

ETATS-UNISUne cellule anti-radicalisation a été créée...
Mathias Cena

M.C. avec AFP

Une cellule anti-radicalisation pour contrer la propagande de Daesh sur Internet. Les plus hauts responsables américains ont mis le cap vendredi sur la Silicon Valley pour une rencontre au sommet avec les géants mondiaux d'internet, dont Apple, Facebook, Google et Twitter.

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Cette réunion au sommet, à laquelle participaient aussi la ministre de la Justice Loretta Lynch, le chef du FBI James Comey, le patron du renseignement James Clapper ou encore le directeur de l'Agence nationale de sécurité (NSA) Michael Rogers, était censée fournir une réponse au cryptage des données, dont se plaignent les agences américaines de lutte contre le terrorisme.

«Des contenus crédibles» pour «contrer les messages de radicalisation» de Daesh

«C'est l'occasion de discuter franchement de comment compliquer la tâche des terroristes qui se servent d'internet pour recruter, radicaliser et mobiliser des partisans pour commettre des actes violents», a expliqué Josh Earnest, porte-parole de la Maison Blanche. L'idée est de «créer, publier et promouvoir des contenus crédibles qui vont contrer les messages de radicalisation de l'Etat islamique», a-t-il ajouté.

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L'actualité de vendredi a fourni une illustration chaude de la poussée du nombre d'apprentis-djihadistes sur le sol américain, avec l'annonce de l'arrestation d'un homme ayant fait allégeance à Daesh qui a «tenté d'exécuter» un policier de Philadelphie.

La liberté d'expression et la protection de la vie privée en question

Les tentatives passées des autorités américaines de répondre à la propagande radicale sur la toile ont été parfois raillées, avec notamment des vidéos du FBI accusées d'être soit simplistes, soit de discriminer les musulmans, de surcroît en anglais et non en arabe. Cette stratégie de contre-propagande «a rencontré ses limites, en manquant de moyens et d'attention en profondeur», a estimé dans un rapport cette semaine The Heritage Foundation, un institut de recherche.

Mais les nouvelles mesures envisagées pour aménager le cryptage des données, en ouvrant une «arrière-porte» d'accès à la police américaine, se heurtent à divers principes, dont la liberté d'expression, la protection de la vie privée ou la confiance des consommateurs dans les sociétés des nouvelles technologies. Le chef du FBI n'a pas caché sa frustration ces dernières semaines sur la lenteur des réponses apportées pour mieux identifier les candidats potentiels à la radicalisation en ligne.