Google Earth ne maîtrise pas sa géographie coréenne

INTERNET Des approximations géographiques et voilà que le service est critiqué par la Corée du Sud...

M.N

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Une vue de Google Earth.
Une vue de Google Earth. — DR

C’est comme si un internaute français apprenait que Strasbourg est une agglomération allemande ou que Lille une métropole belge. Mais cela se passe en Corée du Sud et sur Google Earth: le service de la firme de Moutain View, qui propose de naviguer sur la surface de la planète avec cartes et images satellites à l’appui, est accusé par les Coréens d’utiliser des dénominations fausses pour certaines zones géographiques du pays du matin calme. Pire: les internautes coréens découvrent que certaines îles arborent des noms chinois ou japonais.

Japonais et français

Un exemple, l’îlot de Dokdo située à l’est de la Corée du Sud est estampillé d’un «Takeshima, île japonaise». Une grosse bourde: l’île de Dokdo est une question sensible pour les Coréens puisqu’elle symbolise la fin du joug japonais sur la Corée après 35 ans de colonisation en 1945. Mieux, aux côtés du nom japonais, Google Earth a apposé un «Liancourt Rocks», l’autre nom, français cette fois-ci, de l’île de Dodko. Un baleinier de la marine française avait accosté sur le rocher en 1800.

Le jour de l’indépendance

Bien que Coréen, le relief montagneux «Mount Baekdu» a lui hérité du nom chinois de Chanbai. Sans oublier le lac Cheonji totalement inclus dans le territoire du grand voisin chinois alors que la zone appartient à 54,5% à la Corée du Sud après à des accords de partage signés en 1960 avec Pékin.

Les approximations géographiques du géant du Web tombent au mauvais moment: le mercredi 15 août, la Corée du Sud fêtait son indépendance et la fin de l’occupation japonaise. Google Korea promet de «faire plus attention dans le futur» et aura l’occasion de se rattraper avec le lancement prochain d’une version coréenne de Google Earth.