Microsoft veut lutter à son tour contre le «revenge porn»

HIGH-TECH Microsoft rejoint Google, Twitter et Reddit dans la lutte contre le «revenge porn» et veut faciliter le retrait d'images à caractère sexuel diffusées sans consentement... 

20 Minutes avec AFP

— 

Des touches de clavier forment le mot "Porn".
Des touches de clavier forment le mot "Porn". — PURESTOCK/SIPA

A défaut d'éradiquer le «revenge porn» du web, on peut le rendre moins visible. Après Google en juin, Microsoft a annoncé ce mercredi qu'il rejoignait la lutte contre la pratique qui consiste à humilier son ex en postant des photos dénudées ou d’actes intimes. 

Le groupe informatique américain prend à son tour des mesures pour enrayer le phénomène, en aidant les victimes à retirer de la toile les images à caractère sexuel diffusées sans leur consentement.

Des effets ravageurs 

«Lorsque quelqu'un partage en ligne des images intimes d'une autre personne sans son consentement, les effets peuvent être vraiment ravageurs», a expliqué Jacqueline Beauchere, la responsable de la sécurité en ligne chez Microsoft, sur un blog officiel du groupe. «Malheureusement, le porno vengeur augmente à travers le monde. Cela peut affecter presque tous les aspect de la vie d'une victime: relations, carrière, vie sociale... Dans les pires et plus tragiques des cas, cela a aussi mené au suicide», a-t-elle ajouté.

Les réseaux sociaux Twitter et Reddit appliquent une politique similaire, interdisant les images explicites publiées sans consentement.

Une nouvelle page pour rapporter les incidents 

Jacqueline Beauchere a expliqué que Microsoft a mis en place une nouvelle page pour rapporter ce genre d'incident et rendre le processus plus simple.

La page, déjà disponible en anglais, le sera dans d'autres langues prochainement. «Clairement, ce mécanisme de rapport n'est qu'une petite étape d'un effort grandissant et plus que nécessaire à la fois dans les secteurs public et privé pour résoudre ce problème», a-t-elle ajouté.

«Il est important», précise Mme Beauchere, «de se souvenir que, par exemple, retirer des liens des résultats de recherche pour un contenu hébergé ailleurs sur le net n'efface pas vraiment le contenu» lui-même. «Les victimes ont toujours besoin d'une meilleure protection sur internet et à travers le monde».