Instagram précise ses règles contre la nudité et le harcèlement

HIGH-TECH Le site veut ainsi lutter contre le spam et le porno vengeur...

M.C.

— 

L'application Instagram sur smartphone.
L'application Instagram sur smartphone. — Mark Lennihan/AP/SIPA

Instagram durcit le ton. Le site de partage de photos, régulièrement moqué par Miley Cyrus, Rihanna, Lena Dunham ou Madonna pour sa politique pudibonde de «non au téton», a détaillé ses règles jeudi à l’occasion d’une mise à jour de ses conditions d’utilisation.

Non aux mamelons, oui à l’allaitement

Là où le site, racheté par Facebook il y a trois ans, se contentait d’interdire la nudité, il précise à présent refuser les images «présentant des rapports sexuels, des organes génitaux ou des plans rapprochés de fesses entièrement exposées». Les tétons sont toujours indésirables, mais «les photos de cicatrices post-mastectomie et de femmes qui allaitent activement un enfant» sont autorisées, tout comme «la nudité dans les photos de peintures et de sculptures».

«Dans certaines cultures, la nudité est acceptée, dans d’autres non, déclare au Wall Street Journal Nicky Jackson Colaco, directrice de la politique générale d’Instagram, pour justifier l’intransigeance des règles. «Il nous a fallu établir un standard que la plupart des gens peuvent respecter.»

Le revenge porn dans le collimateur

En ce qui concerne le harcèlement, là où il demandait à ses utilisateurs d’êtres «polis et respectueux», le réseau social précise à présent refuser «tout contenu qui comporte des menaces ou des discours haineux, qui vise des personnes privées dans le but de les humilier ou de les déshonorer, les informations personnelles à des fins de chantage ou de harcèlement, ainsi que les contenus indésirables répétitifs». Dans le collimateur, le spam et le «porno vengeur».

Nicky Jackson Colaco explique que les équipes d’Instagram reçoivent des centaines de milliers de signalements de contenu inapproprié chaque semaine, et retirent les images qui enfreignent les commandements. A propos de la photo de l’artiste Rupi Kaur montrant le sang de ses règles, et dont le retrait avait indigné les internautes, elle affirme qu’il s’agissait «d’une erreur».