14-Juillet: Nos conseils pratiques pour bien photographier le feu d'artifice

TUTO Prendre en photo un spectacle pyrotechnique requiert un peu de technique, mais pas trop…

Christophe Séfrin

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Feu d'artifice lors du 14-Juillet 2014.
Feu d'artifice lors du 14-Juillet 2014. — Mairie de Toulouse

Vos photos du feu d’artifice de la Fête nationale 2014 étaient ratées ? Ne perdez pas espoir pour 2015. 20 Minutes vous donne quelques conseils simples pour immortaliser les belles bleues et les geysers de flammes.

Un trépied sinon rien

Quelle que soit la qualité de votre équipement, un trépied est nécessaire pour réaliser des photos sans « bougé ». De par la faible quantité de lumière environnante, le temps d’exposition sera accru, une occasion unique pour que vos clichés soient flous, avec, dans le cas d’un feu d’artifice, de longues traînées zébrées tremblotantes qui gâcheront le spectacle sur la photo… Doublez éventuellement votre équipement avec un déclencheur à distance, ce qui vous évitera de manipuler votre appareil. Côté objectif, un grand angle ou ultra-grand angle donnera beaucoup plus de souffle au spectacle.

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Un mode de prise de vue adapté

Sur les reflex, un mode Buld (B) permet de choisir son temps de pose en maintenant le doigt sur le déclencheur. C’est une technique imparable, qui permet de mieux vous adapter aux tirs de fusées dont, par nature, vous ne connaissez pas le déroulé. Ainsi, vous déclencherez la prise de vue au moment du tir et l’interromprez une fois l’explosion effectuée. A la clé : de beaux « filés » colorés à l’image. A défaut, passez en mode manuel (M). Avec un appareil photo compact, utilisez le mode Photo de Nuit ou Feu d’artifice, souvent dans le menu Scène proposé dans les réglages.

Un temps d’exposition et une sensibilité bien dosés

Testez plusieurs temps de pose, entre 2 et 10 secondes. Plus votre temps d’exposition sera long, plus vous aurez la chance de superposer sur une même image plusieurs lancers de fusée, ce qui risque de créer un cliché assez exceptionnel. Côté sensibilité, 100 ISO peuvent suffire. N’allez surtout pas au-delà de 400 ISO. Quant à l’ouverture du diaphragme, adaptez-la si possible à la luminosité des tirs, en réalisant des prises de vues dont l’ouverture sera comprise entre f/8 (faible luminosité) et f/11 (forte luminosité). Enfin, pas de mise au point automatique (votre appareil photo risque de ramer !), mais une mise au point manuelle réglée sur l’infini. N’hésitez pas à mitrailler pour multiplier vos chances de réussite. Par conséquent, munissez-vous d’une carte mémoire avec un espace de stockage suffisant. Ultime conseil : pensez à désactiver le flash !