Comme Google, le chinois Baidu veut développer une «voiture sans conducteur»

HIGH-TECH Le véhicule sera prêt et présenté d’ici la fin de l’année, selon un vice-président du géant de l’Internet chinois…

A.G. avec AFP

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Un protoype de Google Car dévoilé par Google le 22 décembre 2014.
Un protoype de Google Car dévoilé par Google le 22 décembre 2014. — GOOGLE

Le géant de l’Internet chinois Baidu s’apprête à développer un véhicule autonome, emboîtant le pas à l’emblématique projet de « voiture sans conducteur » de l’américain Google, indiquent des médias chinois.

Baidu, opérateur du principal moteur de recherche chinois, travaille avec un constructeur automobile - non identifié - sur une « voiture sans conducteur », a déclaré Wang Jin, un vice-président du groupe, cité par le quotidien économique Jingji Guanchabao. Ce véhicule sera prêt et présenté d’ici la fin de l’année, a même assuré Wang Jin, qui s’exprimait lors d’une conférence durant le week-end. Baidu avait auparavant travaillé sur des véhicules « semi-autonomes » avec le constructeur allemand BMW.

De nombreux rivaux en plus de Google

Ces informations de presse rappellent le projet très médiatisé de son rival californien Google : celui-ci développe une voiture sans conducteur qu’il ambitionne de tester cette année sur les routes américaines.

De leur côté, plusieurs autres géants de l’Internet chinois collaborent déjà avec l’industrie automobile pour concevoir des « véhicules intelligents ». Alibaba, numéro un chinois du commerce électronique, planche sur une voiture hyper-connectée, capable d’apporter cartes interactives, services de communication, divertissements et conseils de shopping à l’utilisateur.

Tencent, mastodonte du web opérant la populaire messagerie WeChat, a indiqué travailler lui aussi sur un projet de voiture connectée, tandis que la plateforme vidéo LeTV ambitionne carrément de lancer une auto électrique.

Beaucoup de projets vagues

Mais de l’avis des analystes, derrière ces salves d’annonces particulièrement ambitieuses, les projets restent extrêmement imprécis et vagues, et la commercialisation de tels produits tout à fait incertaine.

Ce nouveau développement interviendrait pour Baidu après un embarrassant scandale, qui l’a vu exclu d’une prestigieuse compétition sur l’intelligence artificielle organisée aux Etats-Unis par l’université de Stanford. Face à ses rivaux Google et Microsoft, entre autres, Baidu a été disqualifié et accusé d’avoir enfreint les règles du concours, selon les organisateurs.