Gossip: L’application de ragots controversée est de retour

EDUCATION A l’origine d’incidents dans des collèges et lycées, le service mobile avait provoqué une levée de boucliers en mai…

A.G.

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Strasbourg le 27 mai 2015. Illustration application Gossip
Strasbourg le 27 mai 2015. Illustration application Gossip — G. Varela / 20 Minutes

Une nouvelle polémique en perspective ? Décriée, l’application mobile Gossip qui permet de publier des ragots de manière anonyme a rouvert lundi. Elle avait été fermée par la créatrice du programme le mois dernier après avoir semé la zizanie dans les cours de récréation. Selon plusieurs syndicats lycéens, l’application, accusée de favoriser le harcèlement, avait induit un climat malsain dans plusieurs établissements scolaires.

Ce mardi, le syndicat lycéen FIDL s’est fendu d’un communiqué pour dénoncer le retour de Gossip, évoquant une « imposture ». « Cindy Mouly, la créatrice de l’application avait justifié la suspension de la plateforme pour mettre en place une modération contre les insultes, ce qui au passage de changerait rien au problème. Aujourd’hui, l’application annonce sans plus de détails qu’une modération renforcée est mise en place et un simple message annonce que l’application est interdite aux mineurs, alors qu’il suffit de cliquer sur "J’ai plus de 16 ans" pour s’inscrire », déplore-t-il. Selon le syndicat, « la créatrice de l’application joue sur les mots et refuse d’accepter que le problème vienne bel et bien de son application ». Il souhaite sa disparition pure et simple.

Appli Gossip : « Le cyberharcèlement se renouvelle sans cesse, une interdiction ne suffit pas »

Le 3 juin, la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, avait appelé à « une extrême vigilance sur la teneur des messages qui seraient mis en ligne » sur l’application mobile. Elle avait également demandé aux recteurs d’académie, avec l’aide des chefs d’établissement des lycées et collèges, de signaler aux procureurs de la République « tous propos injurieux ou diffamatoires proférés à l’encontre d’élèves ou de personnels ».