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VIDEO. Non, la police n’est pas raciste dans «GTA V»

VIDEO. Non, la police n’est pas raciste dans «GTA V»

JEUX VIDEOSelon une expérience menée par des joueurs…
Mathias Cena

M.C.

Peu de jeux ont provoqué autant de polémiques que ceux de la série des Grand Theft Auto, connue pour jeter le joueur dans la peau de personnages peu recommandables qui côtoient en permanence la violence, la drogue et la prostitution. Une des nombreuses controverses, alimentée en permanence par l'actualité américaine, est née peu après la sortie du dernier épisode en date, GTA V, en septembre 2013: selon certains, les trois personnages principaux, dont deux sont blancs et un noir, ne seraient pas traités de la même façon par la police, accusée de racisme.



Les créateurs de la série, connus pour leur sens de la provocation, avaient pourtant démenti la rumeur à l’époque: Dans GTA V, «les policiers sont programmés pour interagir de la même façon avec les trois protagonistes, avait répondu un représentant de Rockstar, l’éditeur du jeu. En jouant, j’ai remarqué qu’ils se comportent de manière très agressive qui que vous soyez, ce qui explique peut-être ces rumeurs. Dans ce monde, le simple fait de zoner est passible d’une exécution immédiate.» Cela en dit long sur la profondeur du monde que Rockstar a créé si des joueurs commencent à voir ce genre de comportements même s’ils n’y sont pas.»

3 personnages, 3 postes de polices, 3 situations: 27 possibilités

Pour tenter de tirer «l’affaire» au clair, la chaîne Youtube The Game Theorists a mené une expérience très sérieuse, en envoyant les trois personnages au contact de la police de Los Santos, ville très fortement inspirée de Los Angeles, pour voir si Franklin, qui est noir, serait traité différemment de Trevor et Michael. Soignant le moindre détail, nos minutieux testeurs ont habillé les protagonistes de vêtements neutres avant de les frotter aux forces de l’ordre devant trois postes de police situés l’un dans l’équivalent de Hollywood, un autre dans une zone rurale et un troisième dans un quartier «sensible» de la ville.



Pour chacun des trois postes de police, chaque personnage a été testé cinq fois dans trois situations différentes, pour voir si l’un provoquait une attitude plus agressive de la part des policiers, comptabilisée par un système de points. Il en ressort que Franklin obtient effectivement le «score» le plus élevé, mais à égalité avec Trevor: 23 points chacun, contre 16 pour Michael. La thèse de la police raciste n'est donc pas validée.

Les testeurs, conscients de l’aspect anecdotique de leur expérience, proposent des explications basées sur la situation socio-économique des lieux et des personnages, qui convaincront ou non le lecteur. Et concluent que leurs propres préconceptions ont peut-être influencé les résultats. Ce qui montre au moins à quel point le jeu continue de marquer les joueurs, un an et demi après sa sortie.