2 milliards d’objets connectés en France d’ici 2020

HIGH-TECH L’institut Gfk table sur une explosion des ventes d’objets connectés dans les prochaines années…

Christophe Séfrin

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"Mother", la maman des objets connectés développée par le français Sense-e
"Mother", la maman des objets connectés développée par le français Sense-e — 20 minutes - Magazine

. Le monde de l’électronique grand public cherche encore sa sortie de crise.

. Les objets connectés devraient lui permettre de retrouver des couleurs.

. Les circuits de distribution pour ces nouveaux produits vont changer.

On n’a pas fini de parler des objets connectés. Car leur développement ne constituerait pas une envolée ou un triomphe dans les prochaines années mais bel et bien un eldorado pour les constructeurs. «Eldorado»: le mot a été lâché ce mardi par l’institut Gfk à propos de l’explosion à venir des ventes d’objets connectés. «Il devrait s’en écouler 2 milliards en France entre 2015 et 2020», s’enthousiasme le Gfk. Dans une catégorie un peu fourre-tout où l’on trouve des systèmes de surveillance de la maison, des capteurs d’activité, voire des produits improbables comme des colliers pour chiens, des brosses à dents ou encore des fourchettes connectés, les premiers succès sont présents.

700 000 montres connectées en 2015

En France, 190 000 traqueurs ont été vendus en 2014, 200 000 montres connectées et 250 000 montres de sport. L’institut Gfk table sur un véritable tsunami du côté des montres connectées où l’on attend la fameuse Apple Watch dès avril. Selon les analystes, les Français devraient ainsi acheter 700 000 montres connectées cette année, «même s’il existe des freins à leur adoption, comme leur faible autonomie». L’institut de statistiques s’étonne d’ailleurs que l’on n’entende encore guère les fabricants de montres d’horlogerie dans ce secteur: un français sur quatre s’achète une montre chaque année.

Branle-bas de combat dans la distribution

Conséquence attendue de ce futur tsunami, une redistribution des cartes pour les points de ventes. A l’horizon 2020, les pharmacies, grandes surfaces de bricolage, jardineries et magasins de sport pourraient représenter 40% du chiffre d’affaires hexagonal sur les ventes d’objets connectés.